COLLISION DE DEUX TRAINS À GONDJI : Fidèle Dimou au chevet des victimes

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Après s’être rendu à Ngondji sur le lieu où deux trains sont entrés en collision dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2019, le ministre Fidèle Dimou en charge des Transports est allé le lendemain dans les hôpitaux  au chevet des victimes de cet accident ferroviaire.  Le train marchandise du CFCO en provenance  de Pointe-Noire à destination de Brazzaville, est entré en collision avec un train minier de la société SAPRO qui exploite le fer de Mayoko, en partance pour Pointe-Noire. Le bilan officiel fait état de  17 morts et 22 blessés admis dans les hôpitaux de Pointe-Noire. 

 

En compagnie des Préfets de Pointe-Noire et du Kouilou ainsi que du directeur général par intérim du CFCO, le ministre Dimou est allé réconforter moralement les victimes de cet accident ferroviaire. Ils étaient 15 blessés à avoir été admis en urgence à l’hôpital de Loandjili et 7 autres à l’hôpital général Adolphe Sicé.
Au moment où le ministre effectuait sa visite dans les deux hôpitaux, presque tous les blessés étaient déjà sortis. Il n’en restait que trois à Loandjili et autant à Adolphe Sicé. «Cela sous-entend que la prise en charge médicale a été efficace dans ces deux hôpitaux. Et les médecins nous ont rassurés que le pronostic vital n’est pas engagé pour ceux qui sont encore en hospitalisation. Ils vont donc dans quelques jours sortir et rejoindre leurs familles», s’est réjoui Fidèle Dimou.
Aussitôt après la visite, le ministre a tenu une réunion de concertation à la direction générale du CFCO, avec les autorités préfectorales, les staffs du CFCO et de la société SAPRO et les autres administrations intéressées.
Il ressort de cette réunion dite de crise, qu’une commission sera urgemment mise en place pour gérer les obsèques des victimes. Le CFCO et la société SAPRO doivent mutualiser leurs moyens et leurs efforts pour l’inhumation des victimes. «Que ces deux entreprises prennent leurs responsabilités. Si l’Etat doit intervenir, ce sera plus tard», a dit Fidèle Dimou.
Pour de nombreux observateurs, la prise en charge des victimes de cet accident n’est qu’un geste de solidarité et d’humanisme. Car, en réalité, ce sont des voyageurs clandestins qui ne devraient pas prendre place dans ces trains marchandises. Ils sont généralement tantôt perchés au-dessus des wagons, tantôt sur les plateformes entre les conteneurs. Le ministre des Transports n’a d’ailleurs pas manqué de relever cet aspect du sujet, en invitant les citoyens à plus de responsabilité et de sagesse, à ne pas risquer leur vie en empruntant des trains marchandises.
Une enquête est en cours pour déterminer les causes réelles de cet accident et établir les responsabilités: facteur humain, défaillance mécanique ou défectuosité de la voie? Mais déjà, on sait que le train minier de SAPRO devait s’arrêter en gare de Gondji où devait s’effectuer le croisement avec le train marchandise du CFCO. Malheureusement, et pour des raisons qui sont encore à élucider, ce train minier ne s’est pas arrêté, il a continué sa course en pleine vitesse, dépassé la gare et continué sa course dans le canton où, il est entré en collision avec le train marchandises du CFCO qui venait en sens inverse sur la voie unique. On croit savoir que les conducteurs sont sortis vivants de cette collision; ils pourront expliquer pourquoi leur train ne s’est pas arrêté en gare de Gondji.
Ce genre d’accident fait le bonheur des personnes indélicates, qui ont vite fait de piller les marchandises des wagons éventrés.

Le Gouvernement
ordonne une enquête

Le ministre Fidèle Dimou, des Transports a édifié les membres du Conseil des ministres, réuni le 3 juillet sous l’autorité du président de la République, sur l’accident ferroviaire survenu le 30 juin 2019.
Il a indiqué qu’à 23h05, deux trains de marchandises sont entrés en collision à proximité du village Ngondji, situé à environ 18 km de Pointe-Noire. Cet accident a provoqué la mort de seize personnes et a occasionné vingt-cinq blessés, «lesquels blessés ont été évacués et pris en charge par les unités hospitalières de Pointe-Noire. Six de ces blessés sont encore hospitalisés, mais leur état n’inspire pas d’inquiétude».
Le Conseil des ministres tient à exprimer la compassion de l’Etat à l’égard des victimes et a présenté les condoléances de la Nation à l’endroit des familles éprouvées. En outre, il a ordonné, qu’une enquête soit ouverte et menée afin d’«établir les circonstances de cette tragédie ainsi que toutes les responsabilités».
Il a demandé aux sociétés concernées par la mise en service de ces deux trains de procéder, dans les meilleurs délais, à l’assistance multiforme attendue par les familles concernées.
Le Conseil des ministres a rappelà à l’ensemble des Congolais la nécessité pour tous et pour chacun d’adopter une démarche citoyenne et responsable en matière de transports collectifs: «Il s’agit en particulier d’éviter de prendre place dans des moyens de transport uniquement dédiés aux marchandises et contre-indiqués, de ce seul fait, pour le transport de passagers».


Jean BANZOUZI
MALONGA

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