Vie des partis : L’UPC appelle la classe politique à se mettre à l’école de la gestion

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Après la signature de l’accord complémentaire sur la restructuration de la dette du Congo envers la Chine, l’UPC, le parti de Paulin Makaya, situé à l’opposition, a fait une mise au point le 15 mai 2019, dans laquelle il appelle la classe politique à se mettre à l’école de la gestion. Pour l’UPC, si le Congo s’est trouvé face à une dette insoutenable, dans les 2 milliards de dollars, soit près de 1200 milliards de F.CFA vis-à-vis de la seule République populaire de Chine, c’est à cause d’une gestion peu orthodoxe des finances publiques.

«Au début des négociations avec le FMI, les autorités congolaises ont voulu cacher cette partie de la dette. Mais malheureusement elle a été découverte par les experts de l’institution internationale. Face à cette situation inconfortable, le Gouvernement du Congo s’est vu obligé de signer un accord de restructuration de sa dette avec la Chine, avant de poursuivre les négociations avec le FMI dans le but d’obtenir un programme au titre de la facilité élargie de crédit», souligne la mise au point.
Dans l’accord de restructuration, poursuit la mise au point, «l’accent est mis sur les nouvelles conditionnalités de paiement de ladite dette, notamment le respect du remboursement à la charge des générations futures. Au lieu de laisser aux générations futures un compte garni d’argent comme les autorités l’ont maintes fois répété ces dernières années, ces générations n’ont reçu comme legs qu’une lourde dette compromettant l’avenir même de ces générations. Pire encore, une dette en milliers de milliards de francs dont l’argent emprunté a servi à autre chose qu’au développement du pays, comme le témoigne l’état de délabrement général actuel de l’économie congolaise. Dire que le Congo, après l’accession à l’initiative PPTE et le boom pétrolier qu’il a connu, a eu sur plusieurs années des budgets excédentaires (plus d’argent que prévu), des budgets les plus élevés de tous les pays d’Afrique francophone, comme le clamaient tout fièrement les autorités financières, on peut conclure qu’une réflexion profonde devrait être menée sur la capacité à gérer des autorités en charge de la chose publique».
«Quant à la facilité élargie de crédit, présentée par les gouvernants avec tant d’assurance, c’est encore un système d’emprunt permettant de fournir une aide financière aux pays qui connaissent des difficultés prolongées des balances de paiement. La facilité élargie de crédit permet de favoriser la croissance dans les pays à faible revenu, à condition que ces prêts soient utilisés à bon escient. Quelques questions peuvent être posées. Depuis quand le Congo présenté comme un pays à revenu intermédiaire est devenu un pays à faible revenu? De quelle manière cette aide financière sera-t-elle accordée? En plus du fait que cette aide est assujettie à diverses conditionnalités dont la bonne gouvernance et la lutte contre la fraude (les deux denrées rares des gouvernants congolais), elle sera une cause de l’accroissement exponentielle de la dette du Congo vis-à-vis des bailleurs internationaux», a estimé Paulin Makaya, dans sa mise au point.  

KAUD