Force montante congolaise (FMC) : Le secrétariat permanent du PCT à la rescousse de Juste Bernardin Gavet

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Le secrétariat permanent du Parti congolais du travail (PCT) a apporté le 8 mai 2019, son soutien à Juste Bernardin Gavet, premier secrétaire de la Force montante congolaise (FMC), jeunesse du Parti, sommé de démissionner de son poste par une frange des militants réunis au sein du comité de la FMC de Talangaï. L’assemblée générale organisée au siège communal du PCT, à Mpila, s’était assignée comme objectif de remettre les pendules à l’heure. Fernand Sabaye, secrétaire permanent du PCT, chargé de la jeunesse, a tenté de sauver l’unité menacée.

 

Peu avant la tenue de cette assemblée générale, la tension était montée entre membres de la Force montante congolaise (FMC). Disputes par ici, querelles par-là, le climat était délétère. Des chaudes empoignades verbales qui témoignent que rien ne va plus au sein du mouvement de jeunesse du PCT, secoué par une crise sans précédent aux allures des querelles dont sont coutumiers les partis politiques.
En effet, depuis quelques mois, la FMC fait face à une dissidence en son sein menée par un lobby de frondeurs qui déstabilisent sa cohésion et son unité. Les ambitions démesurées des uns et la légitimité des autres ont engendré le dysfonctionnement de la FMC, dont les contradictions sont désormais portées dans la rue et sur les réseaux sociaux, comme au sein du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.
La réunion de Mpila a réuni dans la même salle, les protagonistes des deux camps. D’un côté, les soutiens de Juste Bernardin Gavet, de l’autre, la frange opposée, conduite par Donald Mobobola, qui a tenté de perturber la rencontre. Les organisateurs ont eu des sueurs froides pour concilier les acteurs de la crise.
Fernand Sabaye, assisté dans cette rude épreuve par Gabriel Ondongo, président de la fédération PCT-Brazzaville, était là pour calmer les tensions. Le secrétaire permanent chargé de la jeunesse a rappelé à l’assistance que le PCT a le devoir d’encadrer et de préparer sa jeunesse aux nobles missions qui l’attendent pour le bien du pays. «Les missions sont connues, notre organisation interne nous permettra de relever ce défi. Il ne peut y avoir d’organisation parallèle, de commission ad hoc, de groupe de jeunes qui réclament autre chose que ce qui est précis par les statuts et le règlement intérieur de notre organisation. La FMC est un instrument de travail du PCT et doit l’être», a-t-il dit.
L’ordre du jour de l’assemblée générale portait sur la déclaration faite le 4 mai par le comité de la FMC de Talangaï qui exigeait la démission de Juste Bernardin Gavet.  La majorité des participants ont dénoncé les activités anarchiques menées par certains de leurs camarades pour détourner l’organisation des missions qui lui sont confiées. Ils ont condamné cette attitude, «irresponsable et séditieuse visant à discréditer la Force montante congolaise et à ternir l’image du Parti congolais du travail», selon eux. Ils ont appelé aussi ces derniers au ressaisissement et demandé au comité central de prendre toutes les mesures pour rétablir l’ordre, la cohésion et la discipline au sein de l’organisation.
L’assemblée générale a, par ailleurs, invité les membres de la FMC, sur toute l’étendue du territoire national, de se démarquer de ce groupe de dissidents et de se mobiliser résolument derrière le PCT et son président, Denis Sassou-Nguesso, en vue de relever le défi du développement du pays.
Pour eux, la nomination de Juste Bernardin Gavet au secrétariat exécutif du Conseil consultatif de la jeunesse constitue un honneur et une reconnaissance de la FMC comme force juvénile centrale du pays par le président de la République. «Cette reconnaissance de notre organisation ne peut constituer un prétexte d’un débat de rue par quelques forces que ce soient; parlant du cumul gênant, ni les textes constitutifs du Conseil consultatif de la jeunesse ni ceux de la FMC n’établissent un tel cumul; la FMC est suffisamment responsable pour établir une organisation interne qui permette aux dirigeants de tenir compte des enjeux nouveaux qui intègrent ses nouvelles missions», précisent-t-ils dans la déclaration rendue publique à l’issue de l’assemblée.
A noter que les querelles au sein de la FMC se passent au moment où le groupe parlementaire de la majorité présidentielle est lui même secoué par une crise enfantée par un groupe de frondeurs composés des députés et sénateurs. Pierre Ngolo, président par intérim de la majorité présidentielle, ne cesse de prôner l’unité et la cohésion de la majorité présidentielle. «Aujourd’hui, plus que jamais, nous devrons être unis, nous devrons promouvoir l’échange pour la compréhension entre nous. Nous espérons que, désormais, même s’il y a des problèmes, nous devrons marcher en rangs serrés, car nous avons un grand défi à relever: faire l’effort d’aller à la conquête des citoyens qui nous semblent hostiles, de sorte à élargir notre base», a-t-il précisé dernièrement, tout en invitant la grande famille présidentielle à ne plus porter ses contradictions dans la rue et sur les réseaux sociaux, afin de ne pas susciter le doute chez les citoyens. La FMC n’a-t-elle pas déjà contracté le virus de la division?
 
Cyr Armel
YABBAT-NGO

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