Colloque international de chimie COPED 2019 à Brazzaville : Les gouvernements africains invités à financer les travaux des chimistes

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Dans le rapport synthèse du Colloque international sur «La chimie face aux défis sanitaires et environnementaux en Afrique» qui s’est déroulé du 26 au 29 mars 2019 à Brazzaville, et dont la cérémonie de clôture a été placée sous les auspices du ministre de la Recherche scientifique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, la communauté scientifique a formulé le vœu aux gouvernements des Etats africains de faire que leurs travaux soient financés.

 

L’objectif visé par ce colloque a été de faire un état des lieux de l’implication de la chimie dans le maintien et la restauration d’un environnement sain pour préserver la santé ainsi que de proposer des innovations dans le domaine visant la recherche et les applications sur le terrain. Au terme des travaux, la communauté scientifique a demandé aux pouvoirs politiques des pays africains, notamment subsahariens de prendre à bras-le-corps la question du financement de la recherche scientifique afin d’atteindre l’émergence tant convoitée. Dans le rapport final des travaux, il a aussi été relevé que le colloque a répondu aux objectifs fixés car il a apporté des pistes de réponses holistiques aux situations sanitaires et environnementales pour le continent.
Dans la communication qu’il a faite à cette occasion sur «La Chimie, un booster pour le développement en Afrique», Rachid Benhida de l’Université Mohamed VI Polytechnique du Maroc a exhorté les pays africains à développer les nouvelles technologies. La Chimie est la science qui par définition transforme la matière première pour fournir les produits dont l’homme a besoin quotidiennement. Elle est aussi au centre des problématiques actuelles liées à l’eau, l’énergie, l’agriculture, la santé et l’environnement. C’est une science qui représente un levier important pour booster le processus de développement. Les grands défis de la Chimie en Afrique, a-t-il précisé, passeront dans un premier temps par la définition et l’élaboration des normes ainsi que des procédures équivalentes à celles exigées au niveau international. Outre cela, il a abordé la question du développement des procédés verts et durables dans l’ensemble des secteurs de la Chimie-agroalimentaire, pharmaceutique et médicale, chimie arômes et parfums, chimie fine, analytique et industrielle. Par ailleurs, il a laissé entendre que le manque de transformation des ressources industrielles des pays africains contraints à vivre dans la dépendance est déplorable car l’Afrique a un fort potentiel humain qui connaît une capacité industrielle très faible. Le continent dispose de 65% d’espace non exploité, et les ressources sont exportées de façon brute, en retour elles sont vendues à des prix plus élevés aux Africains après transformation. Une autre série de communications relative à des thèmes divers a aussi été abordée.
Selon le Comité pays en développement, ce colloque a été une occasion pour renforcer la coopération entre les universités de France et des pays en développement. Un souhait a été émis, c’est celui de voir la conférence de Brazzaville suscitée d’autres actions. Dans son mot de clôture, le ministre Coussoud-Mavoungou a souligné que l’innovation de la Chimie apporte une amélioration des conditions de vie au quotidien. Le gouvernement congolais s’engage à être aux côtés des scientifiques et les invite à remplir de la meilleure façon leur responsabilité.
A l’issue de ce colloque, des prix ont été attribués. Olyvia Gwladys Fadeyi du Benin s’est vu décerné celui de la meilleure communication, alors que Richail Dubien Moulandou-Koumba du Congo a reçu celui du meilleur poster. Le choix des lauréats s’est fait à l’issue d’un vote organisé pendant le colloque. Les participants ont tous bénéficié d’attestations.

A.P.M.

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