Opérationnalisation du Fonds bleu pour le Bassin du Congo : Une étape importante a été franchie à Brazzaville

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Il s’est tenu à Brazzaville, du 4 au 5 avril 2019, sur invitation de Mme Arlette Soudan-Nonault, ministre de Tourisme et de l’environnement, coordonnatrice technique de la Commission climat du bassin du Congo, la réunion de lancement de l’étude de préfiguration du Fonds bleu pour le bassin du Congo. Son objectif était de lancer l’étude de préfiguration et de valider l’approche méthodologique, le calendrier d’exécution et les résultats attendus de cette étude réalisée par le cabinet Ernest & Young, adjudicateur du marché. Il a donc été signé un contrat d’entente pour son fonctionnement.

 

On se félicite après cette compétition que notre offre technique ait été retenue. Sachez qu’avec notre équipe, avec les experts que nous avons réunis et d’autres cadres, nous allons faire de notre mieux pour pouvoir mettre sur des rails ce grand projet», a déclaré Patrice Lefeu, représentant du cabinet Ernest & Young.
La directrice du Centre de compétences en changements climatiques du Maroc, Mme Rajae Chafil, a dit que son centre attendait avec beaucoup d’intérêt les conclusions de cette importante étude qui, va permettre «de constituer un exemple pour les autres régions du monde, en termes de renforcement de la coopération régionale dans le domaine de la résilience et de la lutte contre les effets néfastes du changement climatique».
Pour le représentant de la CEEAC, cet atelier marque une étape déterminante dans le processus d’accélération de l’opérationnalisation du Fonds bleu pour le bassin du Congo. «Nous sommes heureux de mesurer les progrès réalisés dans le processus pour l’opérationnalisation du Fonds bleu pour le bassin du Congo. Ce Fonds bleu, à travers son opérationnalisation, vient confirmer l’engagement et le positionnement des Etats de la CEEAC et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est. Après le processus politique, nous devons passer rapidement aux actions concrètes pour satisfaire les attentes des Etats, celles des entreprises, des populations et des partenaires techniques et financiers», a indiqué Mme Honoré Tabouna.
La représentante du PNUD Maroc, Martine Terrere, est revenue sur le choix porté sur le cabinet Ernest & Young pour mener cette étude de préfiguration du Fonds bleu pour le bassin du Congo. Un choix fait en toute transparence à travers une démarche inclusive et participative impliquant tous les acteurs concernés à toutes les étapes du processus depuis la préparation et la révision des termes de référence de l’étude, le lancement de l’appel d’offres, l’évaluation des offres et l’attribution du marché, a-t-elle assuré. «Nous sommes convaincus que la création et l’opérationnalisation du Fonds bleu donnera une impulsion positive porteuse de nouvelles perspectives prometteuses pour le bassin du Congo, pour la région et tout le continent africain. Il va sans dire que la réussite de ce projet est tributaire de la mobilisation et de la contribution de tous les acteurs publics et privés, locaux, régionaux et internationaux. Nous devons continuer de travailler ensemble dans le même esprit de partenariat qui a prévalu à ce jour et qui nous réunit aujourd’hui, afin de créer les conditions favorables à l’aboutissement de cette étude, une étape cruciale pour la concrétisation du fonds bleu pour le bassin du Congo», a-t-elle fait savoir.
Ouvrant les travaux de cet atelier, Mme Arlette Soudan-Nonault a rappelé l’objectif de la Commission Climat du bassin du Congo qui, selon elle, vise à concilier le développement économique des Etats et la lutte contre les changements climatiques pour une éco-émergence de l’Afrique. «Le Fonds bleu pour le bassin du Congo est destiné à financier le développement et la promotion de l’économie bleue, est un outil stratégique pour la diversification de l’économie actuelle desdits Etats ainsi que pour la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations des Etats membres des deux communautés régionales», a-t-elle expliqué.
L’étude de préfiguration est constituée de deux lots: le premier lot est consacré à l’élaboration du plan d’investissement des programmes sectoriels de l’économie bleu; le deuxième lot, à l’élaboration de tous les outils politiques, diplomatiques, techniques, juridiques destinés à doter le Fonds bleu pour le bassin du Congo d’une gouvernance aux normes mondiales au service des attentes des Etats, des entreprises, des partenaires techniques et financiers et des populations.
Au terme des échanges, des recommandations ont été formulées au cabinet Ernest & Young. Un contrat d’entente a été signé le 5 avril, entre le PNUD Maroc, le cabinet Ernest & Young, le Centre des compétences et la Commission climat du bassin du Congo pour le fonctionnement du Fonds bleu.
«C’est un réel plaisir et un moment d’émotion parce que nous avons fait un pas de géant. Ces deux activités constituent une étape très importante dans le cadre du processus d’opérationnalisation, non seulement de la Commission climat du bassin du Congo, mais surtout de son instrument financier le Fonds bleu pour le bassin du Congo», s’est réjouie la ministre, en clôture de l’atelier.    

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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