Pont route-rail Brazzaville-Kinshasa : La table ronde des partenaires techniques et financiers prévue en juin prochain

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Il s’est tenu à Brazzaville, le 19 février 2019, la première réunion du Comité d’organisation de la table ronde des partenaires techniques et financiers devant permettre de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des projets de construction du pont route-rail Brazzaville-Kinshasa, du prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo, de la route Ouesso-Bangui-Ndjamena et de la navigation sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha.

Les travaux étaient présidés par Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas, ministre du Plan, en présence de Fidèle Dimou, ministre des Transports, Mme Marie Thérèse Chantal Mfoula, secrétaire générale adjointe de la CEEAC, et Augustin Karanga, représentant de la Banque africaine de développement (BAD).

Cette rencontre, la première d’une série de réunions du Comité d’organisation, devra conduire à la tenue de la table ronde en juin 2019, afin de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation de ces projets structurants.
Dans son allocution, Mme Marie Thérèse Chantal Mfoula, secrétaire générale adjointe de la CEEAC, chargée du département de l’intégration physique, économique et monétaire, a réaffirmé la détermination de son institution à ne ménager aucun effort pour permettre l’aboutissement heureux de tous les projets d’intégration régionale qui lui sont confiés par ses Etats membres.
Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD), Augustin Karanga, a également renouvelé la volonté de son institution à accompagner la CEEAC et les Etats concernés dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de ces deux grands projets, à savoir: la construction du pont route-rail Brazzaville-Kinshasa, du prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo, de la route Ouesso-Bangui-Ndjamena et de la navigation sur le fleuve Congo et ses affluents, Oubangui et Sangha.
Pour lui, la table ronde prévue en juin prochain et à l’organisation de laquelle la «banque apportera un appui, constitue opportunément un bon point d’ancrage pour enclencher cet exercice. La Banque voudrait également porter à votre connaissance qu’elle a inscrit à son programme d’intervention en Afrique centrale pour les 3 ans à venir ces deux projets mais ne saurait à ce stade s’engager sur des montants précis», a signifié Augustin Karanga.
Ce faisant, il a attiré l’attention de la CEEAC sur les étapes-clés à maîtriser pour garantir le succès de la démarche. «La Banque formule le vœu ardent que ces deux projets phares soient rapidement structurés, financés et mis en œuvre rapidement et efficacement dans les années qui viennent.  A cette fin, la qualité des rapports dont nous disposons devrait permettre de soutenir les négociations avec les partenaires au développement susceptibles d’accompagner la construction de ces projets phares et structurants», a-t-il indiqué.
«L’Afrique que nous voulons, celle que ses hauts dirigeants œuvrent à bâtir, à l’horizon 2063, est une Afrique intégrée, prospère et en paix, animée et gérée par ses propres citoyens et constituant une forte dynamique sur la scène internationale». C’est par ces mots que Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas, ministre du Plan, a débuté son allocution d’ouverture des travaux.
Pour elle, cette vision optimiste du futur continent traduit «notre ambition pour une Afrique forte et solidaire»; la mise en œuvre de ces projets permettra de créer de nouvelles opportunités d’emplois, promouvoir le commerce et les investissements transfrontaliers dans les domaines de l’industrie manufacturière, des grands travaux d’infrastructures, des services, dont le tourisme, etc.
En effet, la construction du pont sur le fleuve Congo entre les villes de Kinshasa et Brazzaville sera constituée par une succession de 10 travées de longueur totale de 1575 mètres linéaires incluant des raccordements routiers et ferroviaires pour un coût global intégrant un poste de contrôle unique frontalier, le contrôle et la surveillance des travaux, les mesures environnementales et les expropriations.
Longues de 1310 km, les projets de routes Ouesso-Bangui-Ndjamena sont, quant à eux, répartis comme suit: tronçon au Congo (504 km), tronçon RCA (693 km) et tronçon Tchad (113 km). «L’un des objectifs essentiels du projet de bitumage de cette route est, incontestablement, celui de la diminution des coûts généralisés du transport sur le corridor, notamment entre la partie Nord du Congo, la RCA et le Sud du Tchad, en offrant une liaison pérenne et des conditions de circulation sûres et fluides», a déclaré Mme la ministre.
Par ailleurs, la navigation sur le fleuve Congo concerne la section allant de Brazzaville-Kinshasa à Liranga avec des aménagements sur la Sangha et l‘Oubangui. «Ce projet renferme plusieurs objectifs notamment la valorisation de la vocation naturelle de transport sur le fleuve et ses affluents avec le désenclavement des zones de production et de consommation du bassin du fleuve Congo. Plusieurs ponts ont également fait l’objet de l’étude soit pour leur construction, soit pour leur réhabilitation, aussi bien au Congo, qu’en RDC ou en RCA», a précisé Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas, qui a estimé que les moyens financiers consistants sont appelés à être mobilisés pour la réalisation de ces importants travaux d’infrastructures et d’équipements.
En réalité, cette rencontre des experts des Etats membres de la CEEAC et de la CEMAC, avec le soutien professionnel des experts du cabinet CIMA, consistait à faire valider, au Comité d’organisation de la table ronde, la synthèse du rapport de leurs travaux tenus, du 14 au 18 février 2019, pour l’examen des avant-projets détaillés des différentes études.

KAUD