Assises de la presse congolaise : Un nouveau code déontologique en perspective

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Tenus du 25 au 28 octobre à Brazzaville, les travaux de la seconde édition des assises de la presse congolaise ont débouché sur la modernisation de la gouvernance du secteur des médias particulièrement le changement de l’actuelle charte déontologique. C’est le ministre de la Communication Thierry Lézin Moungalla qui a clos ce rendez-vous historique, en lieu et place du premier ministre, en présence de Philippe Mvouo, président du Conseil supérieur de la liberté de communication.


Adoptée il y a 26 ans lors des premières assises de la presse congolaise, la charte des professionnels de l’information et de la communication vient d’être remise en cause par ses praticiens. Un nouveau texte déontologique est attendu dans les jours à venir, a révélé le rapport synthèse des travaux. Ce code, estiment les participants, prendra en compte les réalités du métier au regard des mutations technologiques. Autant qu’il comportera des aspects déontologiques, le code prévoit quelques orientations pédagogiques sur des termes de référence comme le droit de réponse, le plagiat etc. l’esprit étant la protection non seulement du journaliste contre les dérives professionnelles et l’influence politique, mais également les consommateurs contre la désinformation ou intox.
Pour rendre viable économiquement les entreprises de presse, les participants ont recommandé la budgétisation de l’aide de l’Etat aux médias. L’amélioration des conditions d’accès au métier, de la formation initiale et continue des professionnels et la mise en place d’un statut particulier des métiers de la communication figurent aussi parmi les recommandations. Une résolution a été prise également par les promoteurs d’organes de presse pour l’application de la convention collective des professionnels de l’information et de la communication adoptée depuis 1992, mais jamais mise en œuvre. Alors que cette convention a pour finalité de réduire la précarité manifeste des journalistes évoluant dans le privé, a fait savoir Dieudonné Tsiba, directeur de radio Rurale.
Aussi, un comité de suivi de 11 membres a-t-il été mis en place, afin de suivre l’application de ces recommandations.
Le ministre de la Communication Thierry Lézin Moungalla s’est dit ouvert aux recommandations. «J’attends avec impatience que les propositions formulées soient transmises au ministère afin que nous en fassions notre miel et que nous puissions en tenant, bien entendu, compte à la fois de l’architecture institutionnelle, juridique, constitutionnelle du pays et voir, dans vos propositions, quels sont les éléments qui vont permettre le dépôt effectif des textes rénovant le secteur de la communication et des médias»,  a-t-il indiqué.
Par ailleurs, la faible présence des jeunes professionnels à ce rendez-vous n’est pas passée inaperçu, bien qu’ils soient les principaux bénéficiaires. Nombreux sont ceux qui ont déploré cette attitude juvénile interprétée soit comme un boycott, soit simplement un problème d’organisation. Dans tous les cas, le pari a été tenu. Et les prochaines années devraient être celles de la renaissance effective de la presse congolaise.     

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE


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