A propos du livre de Dominique Kounkou sur «le génocide des Laris au Congo» : Indigné, le Gouvernement réitère sa volonté d’engager des poursuites judiciaires

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Paru aux éditions L’Harmattan, en France en 2018, le livre sur «Le génocide des Laris du Congo» est devenu un brûlot. Rédigé par Dominique Kounkou, un ressortissant congolais résidant en France, cet ouvrage de 120 pages a suscité l’étonnement et une vive contestation du Gouvernement qui, dans la foulée, a organisé un point de presse le lundi 22 octobre dernier à Brazzaville pour marquer son indignation sur ces «affirmations sans fondement».

 

Pour Thierry Mougalla qui était assisté de son homologue de la Justice Aimé Ange Wilfrid Bininga, aucun crédit ne peut être accordé à des affirmations aussi malveillantes, dont le seul but est de ternir l’image du Congo et de ses Institutions. Selon lui, ce livre est une somme de mensonges, d’élucubrations sans fondement qui portent atteinte à la bienséance. «Le Larisme que l’auteur prône est une idéologie émaillée d’un tribalisme éhonté», a-t-il dit.
Le Gouvernement réfute ces «allégations mensongères». En conséquence, «il a décidé d’engager, dans les tout prochains jours, des poursuites judiciaires à l’encontre de Dominique Kounkou, ses complices, les éditions L’Harmattan qui ont publié ce livre, mais aussi à l’endroit de tous ceux qui feront la promotion, la publicité ou la vente de ce livre», a laissé entendre Thierry Moungalla.
Ce faisant, un arrêté signé par les ministres de la Justice et de l’Intérieur expose toute personne participant à la commercialisation de cet ouvrage à la rigueur de la loi.
En décortiquant ce livre, le ministre de la Communication a fait savoir que l’auteur a tenté de transformer une Fake-news de 120 pages en une vérité scientifique, sinon historique. «Déjà la photo qu’il a placée dans son ouvrage illustrant le génocide, a été prise dans les réseaux sociaux. Le génocide des Laris du Congo qu’affirme M. Kounkou avec légèreté et mauvaise foi se comprend très différemment de la définition que lui attribue le Droit international public. Car ce dernier l’estime comme une incrimination pénale grave.  Le génocide, est comme un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire en tout ou partie un groupe national ethnique, racial ou religieux comme tel. Cette définition est suivie d’une série d’actes qui représentent de graves violations du droit à la vie et à l’intégrité physique ou mentale des membres du groupe», a expliqué Thierry Moungalla.
Et d’ajouter: «C’est donc l’intention spécifique de détruire un groupe mentionné en tout ou partie qui distingue le crime de génocide, du crime contre l’humanité. Ce qui n’est pas le cas pour le Congo, puisqu’il n’y a jamais eu de plan concerté pour détruire un groupe quelconque», a fait remarquer le porte-parole du Gouvernement.
Le ministre de la Justice a rappelé que sous peu le Congo passera devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies pour présenter son rapport à l’examen périodique universel, le 14 novembre 2018. «Il s’agit de son troisième passage, le plus grand moment de transparence en matière de Droits de l’homme. Et pour les précédents passages, le Congo n’a jamais été accusé de génocide», a rappelé Aimé Ange Wilfrid Bininga.   
Fort, selon lui, de la gravité des allégations portées par Dominique Kounkou dans son ouvrage qui ont mis à mal l’image institutionnelle du Congo et de son Gouvernement, «j’ai saisi le Procureur général près la Cour suprême pour que des poursuites soient engagées contre M. Kounkou, ses complices, mais aussi traduire devant les juridictions françaises, les éditions L’Harmattan pour son implication dans la publication de cet ouvrage», a-t-il affirmé.
Ce livre est interdit de circulation et de vente en République du Congo.

Marcellin MOUZITA MOUKOUAMOU

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