Université Marien Ngouabi : Réfléchir sur le mode de financement de l’université de demain

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Placée sous l’autorité de Louis Bakabadio, conseiller et chef du département de l’éducation à la présidence de la République, la session ordinaire de l’Université Marien Ngouabi a été tenue mercredi 4 juillet 2018 dans la salle multimédias de la Grande Bibliothèque universitaire. C’était en présence des membres du comité de direction, des cadres relevant de différentes entités de l’université et des administrations publiques. A l’issue des travaux, plusieurs documents ont été adoptés parmi lesquels, celui portant sur le budget exercice 2019 évalué en recettes et en dépenses à la somme de 69.335.536.825 francs CFA.


Louis Bakabadio a invité les participants à «réfléchir sur le nécessaire remplacement du modèle économique de l’université. De même, qu’à l’heure actuelle, la diversification économique devient un impératif catégorique pour l’économie congolaise, de même la diversification des sources de financement de l’université mérite que nous lui consacrions toute notre intelligence. Nous devons explorer toutes les pistes pouvant conduire à améliorer le taux de financement endogène», a-t-il précisé.
Pour y parvenir, le président du comité de direction a souhaité une exploration des possibilités de financement. «Une piste me parait être à notre portée, c’est celle qui consiste à développer la capacité productive de l’université, à travers l’expertise, les laboratoires d’analyse médicale et biologique, les travaux de génie, l’exploitation agricole et l’élevage, etc. Le plan stratégique de l’université devrait mettre l’accent sur la capacité à produire des biens et services marchands, à côté des activités pédagogiques et de recherche», a-t-il indiqué.
Au cours de cette session, outre le projet de budget exercice 2019, sept autres documents ont été adoptés avec amendements, dont: le projet de décret portant réorganisation de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM). Cela se justifie d’une part, par le fait que la base légale du Décret n° 084/527 du 7 juin 1984 portant création de l’ENAM est devenue caduque depuis plusieurs années, à cause des réformes opérées tant au niveau de la Fonction publique que de l’université Marien Ngouabi; d’autre part, au niveau de la Fonction publique la loi n° 021-89 du 14 novembre 1989 , telle que modifiée et complétée par la loi n°21-2010 du 30 décembre 2010 ,ainsi que par la circulaire interministérielle n° 008/MES/MFPRE du 10 octobre 2012, a transformé la catégorie A qui comportait deux hiérarchies, A1 et A2, en catégorie 1, avec trois échelles(1,2,3). Des textes ultérieurs lui ont donné une nouvelle organisation, à savoir: le décret n° 99/298 du 31 décembre 1999 portant création du troisième cycle de l’enseignement supérieur à l’université Marien Ngouabi; le décret n° 2009/ du 18 juin 2009 portant application du système Licence, Master, Doctorat à l’université Marien Ngouabi, et enfin le décret n°2013/395 du 29 juillet 2013 portant réorganisation de l’université Marien Ngouabi. Le projet de dénomination de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLSH), en Faculté des Lettres, Arts, et des Sciences Humaines (FLASH) et de son logo a également été au menu des travaux.
Le budget de l’université Marien Ngouabi, exercice 2019 comprend deux volets: l’investissement qui s’élève en recettes et en dépenses à la somme 32.045.100.000 francs CFA et le volet fonctionnement évalué en recettes et en dépenses à la somme de 37 290 436 825 francs CFA. Le décret portant création des écoles doctorales qui se justifie par la nécessité de fédérer les formations, bâtir une véritable politique nationale et internationale en matière de recherche au sein de l’université Marien Ngouabi, etc.

Victor GUEMBELA

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