Journée de l’Enfant africain : Encore du chemin à faire pour protéger l’enfant au Congo

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Placée sous le thème : «Aucun enfant laissé pour compte dans le développement de l’Afrique», la 28è Journée de l’Enfant africain, a été célébrée le 16 juin 2018, à travers plusieurs pays du monde. A travers ce thème, l’Union Africaine réaffirme les liens entre l’Agenda 2030 des Objectifs du développement durable (ODD) et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’Enfant (CADBE).

 

A Brazzaville, le Gouvernement en partenariat avec l’UNICEF,                                
   a organisé un certain nombre d’activités, au nombre desquelles la cérémonie grandiose, à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères, sous le patronage de Mme Antoinette Dinga-Dzondo, ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire. Cette cérémonie a servi de cadre pour la présentation de la politique nationale d’Action sociale, qui vise à fournir à l’ensemble de la population un socle de protection sociale non contributive comprenant des transferts sociaux et des services d’action sociale en vue de réduire la pauvreté, la vulnérabilité et les inégalités ; de promouvoir le développement du capital humain, d’aider les ménages et individus vulnérables de mieux gérer les risques et de garantir à toute la population y compris les enfants, la dignité humaine.
Conscient des bénéfices d’une matérialisation de cette politique pour les enfants, le Parlement des Enfants du Congo, institution de défense des droits de l’enfant, a pris l’initiative de rencontrer récemment les institutions de la République notamment les Présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, chef du Gouvernement et plusieurs membres du Gouvernement pour plaider la cause des enfants et l’engagement pour des actions concrètes et l’allocation de budgets conséquents pour les enfants.
Mme Micaela Marques De Souza, représentante de l’UNICEF au Congo, a loué le leadership du Gouvernement dans l’élaboration de la politique nationale d’Action sociale et renouvelé l’engagement du Fonds des Nations unies pour l’Enfance en collaboration avec le Système des Nations unies et des partenaires au développement, d’accompagner les efforts du Gouvernement dans la réalisation des Droits des enfants dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la protection conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant, aux Objectifs pour le développement durable (ODD) et au Plan stratégique de l’UNICEF (2018-2021).
La ministre Dinga-Dzondo a réaffirmé la volonté du Gouvernement d’améliorer la situation de la population et celle des enfants. De même, elle a pris l’engagement de poursuivre le plaidoyer afin que les textes d’application des cadres juridiques de protection de l’enfant et des peuples autochtones soient publiés.
En dépit des progrès enregistrés au Congo de nombreux défis demeurent : malnutrition chronique (17% des enfants de moins de 5 ans en milieu urbain, 28% en milieu rural), faible taux de couverture vaccinale (32% d’enfants de 12-23 mois complètement vaccinés), persistance d’enfants non scolarisés (7,8% des enfants de 6-11 ans des ménages les plus pauvres en milieu rural contre 3,4% au niveau national) et du travail des enfants (44,8%) d’incidence du travail des enfants dans le quintile le plus pauvre et de 7,7% dans le quintile le plus riche (MICS Congo-2015).
Une session de mobilisation avait été organisée à l’endroit des journalistes pour solliciter leur implication sur les questions relatives aux droits de l’enfant, et de mieux assimiler ces questions. Les thèmes développés ont porté sur:  «Les défis et enjeux de la Journée de l’Enfant africain» par Marius Biyékélé; «Les idées à promouvoir sur les droits des enfants dans les médias » par Marie-Laure Kibangou Bitala Bitémo, tous deux agents de l’UNICEF.

Alain-Patrick MASSAMBA    

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