Jean-Yves Le Drian à Brazzaville : «Il n’y a pas de tension entre le président Macron et le président Sassou-Nguesso», affirme le ministre français

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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a effectué une mini-tournée sur le continent africain. Brazzaville était la première étape de son périple, avant Ndjamena, au Tchad, et Addis-Abeba, en Ethiopie. Il s’est entretenu le jeudi 7 juin 2018 avec le président congolais Denis Sassou-Nguesso. La rencontre a duré environ deux heures. Au menu des discussions, la situation sécuritaire en Centrafrique, en Libye et en R.D du Congo.

Jean-Yves Le Drian semble être venu aussi pour tenter d’apaiser les relations avec le Congo. En effet, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la France a gardé ses distances vis-à-vis du Congo. Or, le pays est un acteur régional très actif sur plusieurs dossiers sensibles. Plusieurs de ces dossiers intéressent directement Paris. Le président congolais dirige le Comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye. C’est dans ce cadre qu’il a participé la semaine dernière à la conférence internationale organisée au palais de l’Elysée, à Paris.

La visite du patron de la diplomatie française intervient dans un contexte particulier marqué par les condamnations de trois anciens proches du président congolais, dont l’ex-candidat à la présidentielle Jean-Marie Michel Mokoko. Or Paris pressait Brazzaville de régler ces différents dossiers judiciaires. L’ensemble de ces procédures n’est toutefois pas encore achevé. Un autre candidat à la présidentielle de 2016, André Okombi Salissa, attend de connaître la date de sa comparution. Quant à l’opposant Paulin Makaya, son second procès a débuté le jeudi 7 juin dernier. Par conséquent, la venue de Jean-Yves Le Drian n’est peut-être pas totalement le fruit du hasard.
Le patron de la diplomatie française est venu, selon ses dires, «rencontrer le président Sassou-Nguesso parce qu’il le connait bien. Il joue un rôle dans la région. Il y a des situations tendues, difficiles, singulièrement en République centrafricaine, mais aussi en Libye et en RDC avec des interrogations sur des échéances électorales».
Selon lui, la rencontre avec le président congolais s’est faite dans un esprit de franchise, de compréhension des phénomènes constatés, avec la volonté commune de les régler. A commencer par les relations fluides entre le Congo et la France. Pour lui, les relations entre Paris et Brazzaville ne souffrent d’aucun malentendu. «Il n’y a pas de tension entre le président Macron et le président Sassou-Nguesso», a-t-il insisté, notant plutôt des relations «très fluides» entre les deux présidents. «Ils se sont vus récemment à Paris et se reverront dans quelques jours à Nouakchott», a affirmé le ministre.
S’agissant de la RDC, Jean Yves Le Drian a fait remarquer que Paris s’en tient au respect des accords de la Saint-Sylvestre qui prévoient la tenue des élections à la fin de cette année: «Ces accords doivent être respectés. Je constate que c’est aussi la position du président Macron et du président Sassou-Nguesso».

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