Journée de l’Afrique : Pour Jean-Claude Gakosso, l’Afrique n’a guère d’autre choix que d’avancer unie

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Les Etats membres de l’Union africaine ont célébré le 25 mai 2018 le 55ème anniversaire de la création de l’organisation panafricaine qui, cette année, revêt un cachet particulier en ce qu’elle coïncide, dans un élan de reconnaissance, avec le centenaire de la naissance de Madiba Nelson Mandela.

 

Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, dans une déclaration au nom du Gouvernement, a relevé: «Par sa vie exemplaire, par sa constante détermination, par son refus de toute compromission, par son exigence de liberté et de vérité, par son sens du pardon, Nelson Mandela a personnifié aux yeux des peuples du monde les valeurs essentielles que sont notamment le respect absolu des droits humains, la tolérance réciproque, l’acceptation de la différence, la diversité des expressions culturelles, le dialogue des civilisations. Le tout dans un monde plus généreux et plus fraternel».
Pour lui, l’Afrique est aujourd’hui à la croisée des chemins. «Elle doit se doter d’une économie forte et compétitive. S’appuyant sur ses propres ressorts, avant tout, elle doit forger une puissance économique incontestable et créer les conditions d’une prospérité partagée. L’Etat de droit et la bonne gouvernance, préalables à l’accroissement des investissements extérieurs, doivent être ses seuls leitmotivs».
Aussi, il a fait savoir que l’Afrique s’est résolument engagée dans un processus hardi de réformes institutionnelles. A ce sujet, Jean-Claude Gakosso a rappelé la volonté des chefs d’Etat et de Gouvernement à vouloir financer l’Union Africaine par leurs moyens propres «de manière pérenne. Car, il y va de notre crédibilité; de recentrer l’Union sur les priorités essentielles touchant l’ensemble du continent; de réaménager l’architecture des institutions de l’Union afin de concentrer ses efforts sur les priorités essentielles et de gérer plus efficacement l’Union et la mettre résolument au service des citoyens».
Selon lui, l’Afrique n’a guère d’autre choix que d’avancer unie. «Elle ne peut perpétuer indéfiniment cette balkanisation de son territoire et de ses peuples décidée par d’autres, voici plus d’un siècle. Elle doit se libérer d’elle-même et cesser d’être prisonnière de ces frontières étriquées qui rendent stérile toute grande ambition. Ce n’est que dans un ensemble unitaire et intelligemment conçu que notre continent pourra prendre à bras-le-corps, pour tenter de le résoudre, le lancinant problème de son développement intégral et de sa puissance indispensable».
Le ministre a cité en exemples d’intégration le lancement, en janvier 2018 à Addis-Abeba, en Ethiopie, du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA); la signature, le 21 mars 2018, à Kigali, au Rwanda, de l’accord portant création de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECA); la signature, le 21 mars 2018, toujours à Kigali, du protocole au traité instituant la communauté économique africaine, relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement… Le destin de l’Afrique est donc totalement entre les mains des Africains : «Chacun de nous doit voir dans la lutte pour l’unité du continent le combat vital pour notre survie collective. L’intégration exige de la vision, de la résolution, de la détermination et de la pugnacité», a-t-il conclu.
Pour marquer cette commémoration, un focus a été organisé le 25 mai, dans l’auditorium du ministère des Affaires étrangères, en présence des chefs des missions diplomatiques et consulaires accrédités au Congo. Le Gouvernement était représenté par le ministre Charles Richard Mondjo.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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