Agence nationale d’investigation financière : Mettre en œuvre les standards contre le blanchiment d’argent

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Le ministère des Finances et du budget, à travers l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), et l’appui de la Banque mondiale, a organisé du 16 au 18 mai dernier un atelier d’évaluation nationale des risques de blanchiment des capitaux, du financement du terrorisme et de la prolifération des armes à destruction massive. Cet atelier a été ouvert par Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du Plan.

Le but visé est celui de mettre en œuvre un dispositif conforme aux standards internationaux pour que le Congo soit en mesure de conduire sereinement ses évaluations nationales des risques de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme, et surtout de déterminer de manière scientifique le niveau de risques que représenteraient les différents fléaux.

Plus de soixante-dix participants, venus des administrations publiques s’occupant des questions financières et de sécurité, ont pris part à ces assises. Cette rencontre a répondu à une recommandation du Groupe d’action financière (GAFI) pour mieux cerner les risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme d’Etat pour asseoir des politiques et des actions adéquates. L’outil d’auto-évaluation conçu par la Banque mondiale a fait l’objet d’échanges accrus cet atelier. La maîtrise de cet outil par les participants permettra aux administrations publiques et aux acteurs du secteur privé, concernés en première ligne par cette criminalité financière d’être éloignés de ce fléau. Cette criminalité financière, qui obère le développement équilibré et harmonieux de toute économie, fragilise les fondements d’une paix sociale et s’attaque aussi au capital écologique d’un Etat dans ses excès. La formation a été indispensable pour donner la possibilité aux différentes entités d’identifier et d’évaluer les véritables sources de risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme aux fins de relever différents types de défis. L’application de la recommandation du GAFI fera éloigner l’ignorance des menaces et des vulnérabilités auxquelles le Congo est exposé et peut lui permettre de prendre des mesures adéquates dans la lutte contre le blanchiment des capitaux. L’atelier a été articulé autour de thèmes variés.
Ouvrant les travaux, Mme Ingrid Olga Ebouka-Babackas a  indiqué que le Congo avait souscrit à la stratégie mondiale et communautaire de lutte contre  le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme par la mise en œuvre des conventions et normes pertinentes en la matière, notamment la convention des Nations-Unies contre le trafic illicite des stupéfiants et des substances psychotropes; la convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée; la convention des Nations-Unies pour la répression du financement du terrorisme, appuyée par les Résolutions 1267 et 133 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, les recommandations du GAFI et les règlements du Groupe d’Action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC).
«Il nous faut des cadres nationaux bien formés aux techniques et résolutions de ces fléaux. Or, l’évaluation du dispositif de lutte contre cette criminalité au Congo, au titre du premier cycle, a révélé des lacunes importantes. Ces lacunes étaient dues, en grande partie, au fait que l’évaluation mutuelle de notre dispositif n’avait pas été précédée d’une évaluation nationale de risques de blanchiment de capitaux et financement du terrorisme qui eût permis de prendre toutes les mesures adéquates», a-t-elle dit.
A signaler que le Congo est membre statutaire du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC).

Philippe BANZ

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