Opération de ramassage des armes dans le Pool : Ça coince quelque part !

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L’opération de ramassage des armes dans le département du Pool n’a toujours pas débuté comme annoncée à Kinkala, lors du lancement officiel des opérations des terrain par Séraphin Ondelé, président de la Commission ad’ hoc mixte paritaire issue des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités du 23 décembre 2017. 

Le point d’achoppement semblerait être le mandat d’arrêt qui pèse encore sur le pasteur Ntumi, point clé de la réussite ou de l’échec de la mise en œuvre de cette opération destinée à pacifier le département qui n’a que trop souffert des affres des guerres.

Le président de la commission ad’ hoc mixte paritaire a reconnu le blocage. Mais il préfère plutôt parler de difficultés techniques et «surmontables». Il a néanmoins fait remarquer qu’il faut travailler et dépasser les humeurs. «Tout n’est pas tracé d’avance». Il reste confiant : «il faut aller de l’avant parce qu’on a un idéal que le président de la République nous a donné, que le Gouvernement nous a prescrit. Nous y croyons fermement avec les moyens qui sont les nôtres».
Il a laissé entendre que les démarches continuaient de se mener. Les opérations vont commencer. «Il y a quelques problèmes techniques à régler. Les centres prévus pour stoker les armes ne sont pas encore prêts. Nous étions vite allés en besogne. On est obligé de rattraper l’idéal et le but», a-t-il dit.
«Nous y croyons, ça va aller». Et d’ajouter: «Dans quelques semaines, nous allons procéder à cette opération qui est très décisive. Nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour qu’elle soit un succès», a expliqué Séraphin Ondelé.
Sur la question de savoir comment identifier les faux des vrais ninjas, le président de la Commission ad’ hoc mixte paritaire a plutôt fait confiance aux membres de la commission. «Vous savez comment la commission est constituée.  Il y a 17 membres qui représentent le Gouvernement et 17 autres, le Pasteur Ntumi. En dehors de ces 17 membres, le Pasteur Ntumi a mis à notre disposition 20 personnes qui, certainement, ont une influence dans le milieu des ninjas et qui, à notre avis, peuvent débusquer les faux ninjas».
Le ramassage des armes devait constituer la deuxième activité du programme de la Commission ad hoc. Il s’agira pour les ex-combattants de remettre les armes et autres effets de guerre qu’ils détiennent par devers eux à la commission, suivi de leur engagement à mettre fin aux actions de lutte armée.
Cette opération et leur rachat ainsi que la démobilisation se réaliseront selon le principe «un combattant, une arme». «Les personnes ayant remis leurs armes et qui ont été démobilisées seront réinsérées selon des procédures élaborées par le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants», a expliqué Séraphin Ondelé.
La Commission ad hoc avait lancé un appel aux ex-combattants à se tenir prêts pour le ramassage et le rachat qui devaient se tenir dans la période du 5 avril au 5 mai dans les 14 centres ouverts à cet effet, à savoir: Kinkala, Mindouli, Kindamba, Mayama, Vindza, Goma Tsé-Tsé, Mbandza-Ndounga, Matoumbou, Kibouendé, Loulombo, Kinkembo, Kimbedi, Kindamba-Ngouedi et Missafou.
A Brazzaville, la commission ad hoc mixte paritaire avait, entre autres, recommandé au Gouvernement la prise des mesures permettant au pasteur Ntumi de recouvrer tous ses droits et libertés, ainsi que son implication dans la réussite de l’opération de ramassage des armes. Aucune mesure n’est encore prise dans ce sens, ce qui suscite doutes et craintes chez les ex-rebelles qui attendent toujours le début de cette opération qui contribuerait à pacifier le Pool et à restaurer l’autorité de l’Etat.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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