Economie : La dette intérieure commerciale en traitement

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Le ministère des Finances et du budget a procédé mardi 20 mars 2018 au lancement officiel du traitement de la dette intérieure commerciale des opérateurs économiques. Deux cabinets comptables et financiers, de renommée internationale et de droit congolais, ont été chargés de produire un audit, au bout de quatre mois, pour une meilleure maîtrise de cette dette intérieure commerciale, allant de la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016.

Cette cérémonie a servi également aux deux cabinets conseils retenus de présenter leur méthodologie pour le traitement de cette dette intérieure. C’est Calixte Nganongo, ministre des Finances, qui a ordonné cet audit, devant Paul Obambi, président de la chambre consulaire de Brazzaville, et El Hadj Djibril Abdoulaye Bopaka, président de l’union nationale des opérateurs économiques congolais (UNOC). Le but de cet audit est de maîtriser le montant réel de la dette intérieure commerciale, afin d’en amorcer le paiement pour parvenir à son apurement face aux exigences du Fonds monétaire international (FMI).

Le Gouvernement a décidé dans le cadre de l’amélioration des performances économiques et de la diversification de l’économie de mettre en œuvre un certain nombre de réformes dont l’objectif est de permettre un retour rapide et soutenu à la croissance. Parmi les mesures d’amélioration de la performance économique, il y a le paiement de la dette intérieure commerciale des opérateurs économiques, qui aura pour conséquence directe la relance de l’économie, la création de l’emploi et l’augmentation de l’Etat. La mission confiée par le groupement aux  deux cabinets d’études consistera à recenser les titres de créances par année; déterminer les montants des arriérés au 31 décembre 2016; vérifier et valider les titres de créances; vérifier la certification du service fait et les calculs de liquidation, élaborer un fichier unique et sécurisé des arriérés validés, proposer les modes d’apurement, et faire des recommandations sur les procédures de gestion de la dette.
Pour le ministre Calixte Nganongo, le Gouvernement attend de cette mission la production d’un fichier unique de la dette commerciale validée de la période allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016. Il attend aussi des recommandations sur les modes d’apurement possibles en fonction des caractéristiques de la dette ou sur les procédures de gestion de la dette. «L’enjeu pour le Gouvernement est de connaître le stock de la dette intérieure commerciale réelle. Il convient de signaler que les négociations que nous menons avec le FMI ont abouti à une seule conclusion, c’est celle de la dette que le FMI a qualifiée de non-soutenable», a-t-il indiqué.
«Nous avions, sur recommandation du Fmi, embauché des conseils financiers pour résoudre le problème des traders. Nous avons aussi avancé en ce qui concerne le traitement de la dette chinoise. Au plan extérieur, il nous reste la dette des traders», a précisé le ministre des Finances.
Au nom des opérateurs économiques, Djibril Abdoulaye Bopaka a apprécié l’initiative prise par le Gouvernement, notamment le ministère des Finances. «Vous savez que cette question de la dette intérieure a beaucoup dérangé les opérateurs économiques. Il ne s’agit pas pour nous seulement de savoir comment on va la payer, mais d’authentifier cette dette pour connaître la vérité. Ce qui est à retenir, c’est qu’à partir d’aujourd’hui, l’opération est lancée. Si nous nous sommes retrouvés, c’est pour qu’ensemble, nous parlions le même langage», a-t-il relevé.
Pour sa part, Paul Obambi a remercié la démarche du Gouvernement. «Les entreprises ont beaucoup attendu, car en fait il faudrait que les parties s’accordent sur le montant exact de la dette intérieure et aussi à maîtriser celle-ci», a-t-il signifié.
Cette rencontre importante a été un lieu de concertation qui a beaucoup édifié les acteurs de l’économie.
La cérémonie de lancement a eu lieu en présence d’un représentant de l’Uni Congo, des cadres du ministère des Finances, des responsables des syndicats patronaux et des chambres consulaires.

Philippe BANZ

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