Ordre national des pharmaciens : Enfin la tenue des élections?

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La guéguerre entre l’ordre des pharmaciens et l’administration de la santé sur l’interprétation des textes régissant l’organisation et le fonctionnement de l’ordre semble définitivement close. En effet, sollicité pour trancher ce débat, le premier ministre Clément Mouamba a statué en rétablissant l’ordre dans ses droits d’organisation Des élections au sein de son conseil national, selon les textes en vigueur.

Sitôt, un chronogramme a été établi et publié qui fixe la date des élections au 30 mai prochain. D’ores et déjà, les listes des tableaux sont publiées au siège de l’ordre depuis le lundi 29 mars 2018. Reste à savoir si le ministère dans sa détermination va se laisser faire.

Nous avons sollicité depuis un moment la lecture des textes par des juristes. Dans l’entre temps, nous avons écrit au chef du Gouvernement sur l’opportunité ou non d’organiser les élections. Nous avons été rencontrer le conseiller juridique du premier ministre qui nous a expliqué la quintessence du chef du Gouvernement adressée à madame le ministre de la Santé. Il ressort que le premier ministre a statué en demandant à l’ordre d’organiser les élections selon les textes législatifs et règlementaires en vigueur», a expliqué Jean Charles Ongoli.
Forts de cette décision du premier ministre, les membres du conseil de l’ordre se sont déjà lancés dans les préparatifs des élections à venir. «Nous allons envoyer un courrier à Madame le ministre pour qu’elle désigne un représentant du ministère qui va pouvoir siéger dans la commission d’organisation des élections», a indiqué Jean Charles Ongoli, en substance.
Par ailleurs, le conseil national de l’ordre a procédé à la suspension d’Etienne Mokondji Mobé dans ses fonctions de premier vice-président pour «faute grave». «Il prend des engagements sans en avoir reçu l’autorisation au nom et à la place du conseil national de l’ordre».
Emboitant le pas, le syndicat national des pharmaciens du Congo (SYNAPHAC) s’est réuni en assemblée générale extraordinaire le 17 mars 2018 pour constater la vacance de postes de son premier et vice-président. Une commission ad’ hoc présidée par M. Victor Goma, précédemment deuxième vice-président, a été mis en place et ce, jusqu’à l’élection du nouveau bureau exécutif du conseil.
Dans son mot d’usage, l’heureux élu a promis d’œuvrer de manière à ce que la cohésion et la fraternité reviennent au sein des pharmaciens. Conscient du fait que l’Ordre des pharmaciens est doté de la personnalité juridique, le SYNAPHAC pense qu’il ne peut, pour cela, dépendre d’une autre instance ayant une personnalité juridique. D’où, selon lui, l’indépendance de l’ordre qui lui confère aussi le droit de saisir la Cour Suprême.
Pour le SYNAPHAC, l’organisation des élections ordinaires incombe à l’ordre national des pharmaciens. «Malheureusement, nombreux de nos confrères et consœurs reçoivent des SMS validant leurs inscriptions à la commission d’organisation des élections mise en place par la direction des pharmaciens et des médicaments à leur insu et sans y avoir été physiquement», a-t-il regretté.
A l’issue de leurs travaux, l’assemblée générale extraordinaire des pharmaciens a recommandé au ministère de la Santé d’observer la loi et de suspendre le processus électoral engagé par lui. A l’Ordre national des pharmaciens de prendre toutes ses responsabilités pour la tenue des élections dans de brefs délais.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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