Dynamique pour le développement du Congo (DDC) : Armand Mpourou demande l’identification des vrais Ninjas-Nsiloulous

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Parti situé à l’opposition républicaine, la Dynamique pour le développement du Congo (DDC), que dirige Armand Mpourou, a fait samedi 10 février 2018, à Brazzaville, sa rentrée politique.

 

Parlant de la situation sécuritaire dans le Pool, il a proposé que soit effectuée une identification des vrais Ninjas-Nsiloulous. Par ailleurs, il a conformé l’ancrage de son parti à droite. Armand Mpourou a indiqué que son mouvement politique, inspiré du new deal de Roosevelt, souhaite porter un discours de vérité pour être à la hauteur des enjeux du 21e siècle. «Nous portons des mesures qui soutiennent les artisans, TPE, PME et les entrepreneurs en difficulté, tout en faisant de la lutte contre le chômage, la précarité une priorité», a-t-il indiqué.
Il a informé l’opinion que la DDC est un parti constructif. «Il ne s’autorise de critique que lorsqu’il est en mesure de faire des propositions alternatives. Nous inventons et construisons une forme de politique moderne, décentralisée, organisée en réseau, donnant les moyens à chacune et à chacun de participer à un exercice démocratique plein et entier», a déclaré Armand Mpourou.
Appréciant le discours du président de la République sur l’état de la nation, il a indiqué que ce discours épousait la doctrine et l’idéologie de droite, défendues par sa formation politique. «Un discours qui est en rupture avec les anciens discours plus à gauche, et dépourvu de ténacité. Nous sommes prêts à collaborer dans la mise en œuvre des réformes envisagées. Car, il ne s’agit pas ici de soutenir une politique, ni une personne, mais de sauver le pays et le peuple congolais. La population et le peuple congolais n’attendent que la mise en application, car la parole du chef de l’Etat fait foi de loi», a-t-il estimé.
S’agissant des crimes économiques, il a soutenu qu’il n’était pas nécessaire d’arrêter les présumés responsables, mais qu’ils soient plutôt interpellés par le procureur de la République après audit. Il a proposé une forme de justice sociale, de la vertu naissant du vice. «S’ils sont coupables de détournement de fonds publiques, l’Etat récupère 70%, les 30% restants sont divisés en deux: la première moitié servira à la création d’une entreprise qui va générer de l’emploi et les taxes sur le revenu au profit de l’Etat et le reste à l’intéressé. Une fois l’entreprise créée, les travailleurs sont actionnaires et cela permettra avec ces fonds récupérés de créer un Fonds économique d’investissement (FED). Il y a tout un projet ici, dont la mise en œuvre est détenue par la DDC», a-t-il proposé.
Sur la réforme de l’appareil judiciaire, Armand Mpourou a suggéré que le procureur de la République soit nommé par le président de la République pour un mandat de six ans. D’ailleurs, il s’est réjoui de l’annonce faite par le chef de l’Etat quant à l’ouverture du procès de «nos amis politiques qui sont en prison. Ceci permettra à l’opinion d’être fixée».
Pour le Pool, le président de la DDC a pris acte de l’accord de cessez-le feu et de cessation des hostilités signé le 23 décembre 2018 à Kinkala. Il demande que soit effectuée une identification des vrais Ninjas-Nsiloulous, ainsi que de leurs chefs de groupe, sans oublier les populations traumatisées, ainsi que les militaires qui étaient en mission dans le Pool. «Il s’agit de réparation des séquelles de guerre», a-t-il expliqué. Avant de prendre aussi acte de la désignation d’un chef de l’opposition. «Ça rentre dans le cadre du respect des lois et règlements de la République. Nous comptons le rencontrer sous peu, pour échanger sur les questions politiques et socio-économiques dans notre pays», a-t-il déclaré.

Pascal AZAD DOKO

 

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