Journée mondiale des lépreux : Résurgence de la maladie dans la Likouala et dépistage de deux cas à Brazzaville et Nkayi

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La communauté internationale a célébré le 28 janvier 2018 la 65e journée mondiale des lépreux sur le thème: «Le dépistage précoce pour éviter les invalides». Au Congo, cette commémoration a donné lieu à une remise de médicaments et de vivres au centre Raymond Poaty de Kinsoudi-barrage par Mme Jacqueline Lydia Mikolo, ministre de la Santé et de la population, au cours d’une cérémonie organisée en présence de M. Ngoma Massala, directeur du centre, les représentants de la fondation Raoul Follereau, et des malades.

 

Créée en 1980, le centre Raymond Poaty est le seul centre de référence, encore fonctionnel, des grandes endémies au Congo. Géré en partenariat avec la fondation Raoul Follereau, ce centre compte actuellement 30 malades qui sont hospitalisés dont 6 sous traitement de la lèpre, 7 malades anciens lépreux  hospitalisés pour les complications de la lèpre, 16 malades pour les ulcères et des plaies et un malade atteint d’ulcère de brulis.
A ces malades s’ajoutent 11 autres qui viennent prendre le traitement en ambulatoire. Il est à noter que deux nouveaux cas de lèpre ont été dépistés à Brazzaville et Nkayi. C’est dire que la maladie n’est pas encore éradiquée et nécessite d’autres efforts de dépistage, d’information de la population et de formation des agents de santé.
Affection micro bactérienne chronique (contagieuse dans certains cas), affectant principalement les nerfs périphériques et secondairement de la peau et d’autres organes, la lèpre ou maladie de Hansen est une maladie qui se soigne. De ce fait, elle ne devrait être considérée comme un danger public. Le dépistage précoce reste un défi. D’où le thème de cette année : «Le dépistage précoce pour éviter les invalides».
A l’opposé, elle demeure une grande pourvoyeuse d’invalidés et autres séquelles motrices, en particulier dans les zones rurales et forestières, du fait du dépistage tardif, hélas encore trop fréquent dans nos régions.
Dans son allocution, Mme Jacqueline Lydia Mikolo a souligné les  progrès enregistrés par le Congo dans la lutte contre cette endémie. «Le point culminant a été l’atteinte du seuil national d’élimination en l’en 2003. Cependant, certains départements sont demeurés endémiques et l’on assiste ces dernières années à une résurgence de la maladie, notamment dans le département de la Likouala», a-t-elle indiqué.
A travers cette célébration, le Gouvernement a renouvelé ses engagements, notamment la mise en place  et le renforcement des programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales négligées présentes dans le pays, pour une élimination et une éradication complète et réelle; faciliter la réinsertion sociale des malades guéris afin de permettre de retrouver leur dignité et une qualité de vie satisfaction.
Faisant état du centre, Ngoma Massala, son directeur a décrié le manque de personnel: 2 assistants sanitaires, deux sages-femmes, 1 technicien supérieur de pharmacie, 1 infirmier diplômé d’Etat en formation, 3 laborantines. «Une vingtaine de bénévoles. Le centre manque de médecins chirurgiens et de gynécologues. Le centre spécialisé dans la prise  en charge de la lèpre et de l’ulcère de  brulis est appelé aujourd’hui à sortir de sa verticalité pour ne pas se  retrouver en marge des objectifs  du PDSS II qui doit donc se rationaliser», a-t-il dit à Mme Jacqueline Lidia Mikolo.

KAUD

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