Economie : De bonnes perspectives pour l’Afrique en 2018

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Le rapport annuel sur les perspectives économiques de l’Afrique publié par la Banque africaine de développement (BAD) indique que l’Afrique est sur la bonne voie en 2018. La BAD a présenté son rapport phare annuel le 17 janvier 2018, à son siège à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le rapport présente les prévisions à court et moyen termes sur l’évolution des principaux indicateurs économiques pour chacun des 54 pays d’Afrique et fait la synthèse des défis socioéconomiques et des progrès enregistrés.

Il fournit de nombreuses clés pour décrypter et comprendre les réalités socioéconomiques multiples des pays.
Selon ce document, le continent a confirmé sa résilience face aux multiples chocs auxquels il a dû faire face et les prochaines années s’annoncent donc luisantes. Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a déclaré que «dans certains pays, la mobilisation des ressources intérieures dépasse désormais celle des pays d’Asie et d’Amérique latine, dont les niveaux de développement sont comparables, même si le niveau atteint demeure encore insuffisant pour faire face au niveau élevé de financement nécessaire à l’expansion du capital humain». La croissance est certes visible, affirme le rapport.
La Libye a connu une hausse estimée à plus de 55 % en raison de la reprise de la production pétrolière. Dans les autres Etats africains, grands producteurs de pétrole, les années à venir s’avèrent décisives pour leur stratégie de transformation économique. C’est le cas du Ghana avec des projections de 8,5 % en 2018, la Côte d’Ivoire avec 7,9 %, le Sénégal avec 7 %, ainsi que Djibouti avec 6,9 % et la Tanzanie avec 6,7 %.
Des pays comme le Burkina Faso, le Benin, la Sierra Léone atteindront une moyenne annuelle de 6 %. Le Nigéria et l’Afrique du Sud renoueront, quant à eux, avec la reprise économique. Tandis que l’Ethiopie devra lutter pour maintenir le cap.
Le président de la BAD relève que la première priorité pour les économies africaines est d’adopter des stratégies de croissance visant à absorber la main d’œuvre et de réduire la pauvreté. Il a indiqué que les projets d’infrastructures sont parmi les investissements les plus rentables dans lesquels devraient s’engager les Etats africains, car ils se chiffrent entre 130 et 170 milliards de dollars américains par an. «Si les infrastructures sont bien gérées, elles fournissent les ressources financières pour faire tout le reste», a souligné Akinwumi Adesina.

Philippe BANZ

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