Santé : L’OMS met en garde contre la circulation d’une pénicilline falsifiée au Cameroun

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Dans une alerte rendue publique le 27 novembre dernier, la représentation de l’Organisation Mondiale de la Santé au Congo, par l’entremise du système de veille et de suivi de l’OMS sur les produits médicaux de qualité inférieure, faux, faussement étiquetés, falsifiés, contrefaits, signale la circulation d’une version falsifiée de Pénicilline V au Cameroun. En septembre 2017, une ONG a découvert un produit étiqueté comme contenant des comprimés de Pénicilline V et vendu dans la rue, dans une région sud-ouest de ce pays de l’Afrique Centrale, frontalier, entre autres, au Congo. 

 

L’analyse au laboratoire a indiqué que ces comprimés ne contiennent pas de Pénicilline V (Phénoxyméthylpénicilline), plutôt du paracétamol. A noter que la quantité de paracétamol contenue dans ce produit est suffisante pour avoir un effet antipyrétique (réduction de la fièvre), si les comprimés sont pris conformément aux instructions figurants sur l’étiquète. Ce qui pourrait tromper les patients et les professionnels de santé en leur faisant croire que le produit est efficace, retardant ainsi le recours à un traitement approprié contre l’infection. Le produit falsifié dont il est question, se présente sous forme de flacons en plastique de 500 comprimés. Il est aussi signalé des fautes d’orthographe sur l’étiquète et d’autres erreurs concernant le dosage et la composition. Exemple : nom du produit, penicillin-V tablets ; numéro de lot, 190 ; date de péremption, 10/19 ; date de fabrication, 04/15 ; principe actif indiqué, Phenoxymetgyl penicillin ; fabricant, Oxford Pharma CO. LTD, Belgium.
La Phénoxyméthylpénicilline ou Pénicilline V, est un antibiotique utilisé chez l’enfant et l’adulte, pour traiter certaines infections bactériennes telles les angines et les infections cutanées. Falsifié, ce médicament est un véritable danger qui nécessite une vigilance accrue de tous les professionnels de santé ainsi que des gardes-frontières du Congo. Car en raison de la proximité avec le Cameroun, il n’est pas exclu que ce faux médicament se retrouve sur le territoire congolais. Notamment sur le marché du médicament. D’où l’impérieuse nécessité de diligenter un contrôle des points de vente des médicaments dits de la rue, étant donné le pourcentage relativement élevé des Congolais qui s’approvisionnent dans ces pharmacies de fortune.

Marcellin MOUZITA
MOUKOUAMOU

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