59e anniversaire de la proclamation de la République du Congo : Alphonse Claude N’Silou a exalté la valeur travail pour sortir de la crise

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Le Congo a célébré, le mardi 28 novembre 2017, le 59e anniversaire de la proclamation de la République du Congo. A cette occasion, une cérémonie officielle a eu lieu à la Place de la République (ex-Rond-point du CCF), à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, sous le haut-patronage du Chef de l’Etat Denis Sassou-Nguesso, en présence des corps constitués nationaux, des membres du corps diplomatique, etc.

L’allocution solennelle marquant le clou de cette cérémonie a été prononcée, au nom du gouvernement, par le Ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou, Ministre du commerce, des approvisionnements et de la consommation. Ce dernier a exalté la valeur-travail. «Il n’y a pas de pays qui se soit sorti d’une crise comme celle que nous traversons ou qui se soit développé sans s’appuyer sur la valeur travail… Les Congolais doivent en effet se mettre au travail, c’est la seule piste qui nous sortira de notre situation difficile d’aujourd’hui», a-t-il déclaré dans ce message dont voici l’intégralité.

- Monsieur le Président de la République;
- Monsieur le Président du Sénat;
- Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale;
- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement;
- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement;
- Mesdames et Messieurs les Parlementaires;
- Mesdames et Messieurs les Membres du corps diplomatique;
- Mesdames et Messieurs.
Nous voici rassemblés en cette place éponyme, autour du Président Denis SASSOU-N’GUESSO, dans une atmosphère de concorde, de confiance et d’espoir, pour commémorer le 28 novembre 1958. Date mémorable!
Date historique! Ce jour-là, la République du Congo est née. C’est donc un événement parmi les plus déterminants de la jeune histoire de notre pays que nous célébrons.
Dans le processus de ce noble devoir de mémoire, d’illustres orateurs, dont l’éloquence affinée n’a eu d’égal que le riche contenu de leur pédagogie généreuse, se sont employés, au cours des commémorations précédentes, à nous rappeler :
- d’abord, ce que c’est que la République: des principes énergiques et féconds qui ont pour noms : égalité, justice, souveraineté du peuple.

- ensuite:
*que notre République fut portée sur les fonts baptismaux dans un contexte tendu et douloureux ;
*que, malgré les vicissitudes et les aléas de toute sorte, notre chère République, comme le roseau de l’adage, jamais n’a rompu;
*qu’enfin, la République du Congo, une et indivisible, a acquis au long de son existence, solidité et force durable.

Mesdames et Messieurs,
Les célébrations présentes qui marquent le 59e anniversaire de la proclamation de la République du Congo, sont placées sous le thème du travail. Le choix de ce thème est, en vérité, une interpellation individuelle et collective à une méditation profonde sur un concept qui, pour notre République, a une connotation particulière.
Dès la genèse de la République, les pères fondateurs ont décidé que cette dernière devrait être portée par un mot d’ordre, une règle d’action, une dynamique de mobilisation dont le travail devait être le pilier majeur.
C’est ainsi qu’a été conçue la devise officielle de la République du Congo: Unité- Travail-Progrès. Le travail dans l’unité, pour le progrès.
En plaçant notre République sous le sceau du travail, les pères fondateurs avaient fait le pari de l’essentiel.
Parce que le travail, c’est ce qui permet de construire un individu; ce qui permet de bâtir les sociétés.
Parce que le travail, c’est ce qui permet aux individus de s’élever dans la société; d’exprimer leurs capacités et leur utilité au service de cette dernière.
Le travail, somme toute, c’est l’énergie humaine. Et l’énergie humaine, c’est ce qui fait le développement et le progrès des nations.
De 1958 à aujourd’hui, si nous avons pu assurer à chaque Congolais la quiétude et des libertés dans l’épanouissement personnel ; si nous avons pu assurer à notre pays, donc à la communauté nationale, des acquis indéniables qui sont de réelles promesses de développement et de progrès, c’est grâce au travail.
Grâce au travail de chacun et de de tous; au travail de chaque instant, de tous les instants pour que soit créé et préservé autant que faire se peut, le processus cumulatif du progrès national.
C’est fondamentalement le credo du Président Denis SASSOU-N’GUESSO.
Oui, Monsieur le Président de la République, vous n’avez de cesse d’exalter le travail et d’exhorter votre peuple à le valoriser. Parce que, pour vous (et cela est fondamentalement vrai), «aucun peuple au monde n’est arrivé au développement sans effort», sans s’adonner au travail, avec détermination et constance.
Comme vous-même le disiez en 2003 : «L’avenir est notre défi majeur. Pour y faire face avec succès, la Nation exige de chacun et de tous toujours plus de disponibilité et de dévouement.
C’est pourquoi - je vous cite toujours - je lance un appel à la mobilisation générale, afin que: par le travail bien accompli, nous donnions un contenu au destin de notre Nation.» Fin de citation.
C’est suivant vos orientations éclairées et vos directives clairvoyantes, Monsieur le Président de la République, que du travail accompli avec ardeur et abnégation notre pays a pu se doter d’une plateforme infrastructurelle notable et d’une base économique aux débuts prometteurs.
Mais, comme nous le savons tous, l’oeuvre de développement de notre pays est titanesque. Elle nécessite encore et encore, beaucoup de travail à fournir, beaucoup d’efforts à déployer, beaucoup de sacrifices à consentir, particulièrement en ces temps de crise, en ces temps de récession.
Comment surmonter la crise et juguler la récession? Comment renouveler les combats qui nécessitent de l’être : la lutte contre la pauvreté, contre le chômage, en un mot, la lutte contre le sous-développement?
Comment donc le faire, sinon par le travail entendu comme ce qu’il est par essence, c’est-à-dire une combinaison de toutes les valeurs positives de notre société, notamment: la conscience, la responsabilité, la rigueur, la probité, le respect de la chose publique, etc.
Tout le contraire de la paresse, de l’inconscience, du laxisme et tant d’autres vices tant et tant de fois décriés, mais hélas, toujours si présents et si vivaces en chacun de nous.
Proclamer, haut et fort l’importance et la nécessité du travail comme nous le faisons maintenant, ne signifie pas que le travail doit être vécu ou imposé comme une servitude, une corvée, une coercition. Quelle qu’en soit la circonstance, en temps de crise ou de prospérité, le travail, pour qu’il soit effectivement source d’épanouissement personnel et d’accomplissement collectif, doit être un engagement libre, une occupation de bon gré.
Même lorsque la crise économique et financière touche au social, comme c’est le cas aujourd’hui pour notre pays, les travailleurs, notamment ceux émargeant au budget de l’Etat, ne devraient pas se considérer comme délaissés, loin de là. Il est vrai, et chaque Congolaise et chaque Congolais doit le savoir, que face à la demande sociale légitimement justifiée, la crise a momentanément annihilé non pas le vouloir mais la capacité de l’Etat à faire totalement face à l’immédiat.
Dans un tel contexte, dans une telle conjoncture, la seule solution, la seule option de raison, c’est la promotion de la valeur-travail.
C’est là, le défi qu’entend toujours relever le gouvernement congolais pour demeurer, chaque fois, en harmonie avec ses propres ambitions et les promesses de la République. C’est ce qu’a affirmé récemment devant l’Assemblée nationale, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Clément MOUAMBA. Je cite: «Au coeur du succès de ce défi, se trouve le travail:
- le travail productif pour créer plus de richesses en élargissant notre base productrice et exportatrice;
- le travail efficient pour changer l’ordre structurel de l’économie nationale, renforcer sa compétitivité et desserrer l’étau de l’hégémonie pétrolière;
- le travail valorisant et rémunérateur pour renforcer la confiance entre les employés et les employeurs;
- le travail pour tous, pour cimenter la solidarité nationale, base déterminante de l’indispensable sursaut populaire.» Fin de citation.

Mesdames et Messieurs,
La crise telle que nous la vivons, à travers la cruauté de ses faits et méfaits, ne doit pas être synonyme du chemin de croix qui conduirait au tombeau le patriotisme. Bien au contraire!
C’est maintenant ou jamais que doit être mieux affûté ce que nous avons tous en partage: l’amour de notre chère patrie.
C’est maintenant ou jamais que s’impose à chacun et à tous le devoir de solidarité envers la Nation. Et cette flamme de survie collective, nous devons l’entretenir par le culte du travail, encore et toujours le travail bien
accompli avec foi et patriotisme.
Telle est notre planche de salut.
Telle est notre bouée de sauvetage au milieu de cet océan en furie.
Puisque le travail est synonyme d’épanouissement personnel et collectif; puisque le travail est le ferment du progrès, le catalyseur de l’affranchissement et de la renaissance des peuples et des nations, il n’y a que par lui, le travail, qu’en toutes circonstances, la République s’accomplira et s’affermira.
Vive le 28 novembre !
Vive la République!
Vive le Congo !
Je vous remercie.

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