Journée de la République : Il y a 59 ans, la République

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Le territoire du Moyen-Congo sous colonisation française, est devenu République le 28 novembre 1958. C’était deux mois après le référendum constitutionnel du 28 septembre 1958, au cours duquel le Congo s’était illustré, à une écrasante majorité (99%), pour le «Oui» en faveur de la Communauté proposée par le président français, le général Charles De Gaulle. La cérémonie commémorative de cette 59ème journée de la République a eu lieu le 28 novembre 2017, à la Place de la République (ex rond-point CCF), sous le haut-patronage du Président Denis Sassou-Nguesso. Elle était placée sous le thème: «Dans l’unité, travaillons davantage pour le progrès du Congo».

 

La Place de la République a été prise d’assaut dès les premières heures de la matinée surtout par une foule de jeunes sympathisants ou militants des formations politiques telles que le Parti congolais du travail (PCT), le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), le Rassemblement citoyen (RC), l’Union des forces démocratiques (UFD). Quelques collégiens et lycéens vêtus de leur uniforme scolaire y étaient également présents et bien d’autres curieux. L’animation était assurée par «Les Bantous de la capitale», un orchestre précisément créé un an après la proclamation de la République, en août 1959.
C’est la 7e année consécutive que le Congo célèbre sa journée. Mais, crise oblige, les festivités n’ont pas connu les fastes passés : groupes tradi-modernes pas au rendez-vous, cérémonie sobre, trente minutes seulement de durée.
Le ministre d’Etat en charge du Commerce, Claude Alphonse N’Silou, a prononcé le discours d’éloge de la République. Il a rendu hommage aux pères fondateurs qui, dès les débuts de la République, ont décidé que cette dernière devait être portée par un mot d’ordre, une règle d’action, une dynamique de mobilisation dont le travail devrait être le pilier majeur
En plaçant la République sous le sceau du travail, a-t-il poursuivi, les pères fondateurs avaient fait le pari de l’essentiel. «Le travail permet de construire un individu, de bâtir les sociétés et de permettre aux individus de s’élever dans la société. Le travail, somme toute, c’est l’énergie humaine qui fait le développement et le progrès des nations. De 1958 à aujourd’hui, si nous avons pu assurer à notre pays, donc à la communauté nationale, des acquis indéniables qui sont de réelles promesses de développement et du progrès, c’est grâce au travail», a-t-il dit.
L’œuvre de développement du pays nécessite encore «beaucoup de travail à fournir, beaucoup d’efforts à déployer, beaucoup de sacrifices à consentir, particulièrement en ces temps de crise et de récession», a rappelé le ministre d’Etat. Le travail, c’est «tout le contraire de la paresse, de l’inconscience, du laxisme et tant d’autres vices tant et tant de fois décriés, mais hélas, toujours si présents et si vivaces en chacun de nous», a aussi souligné le ministre d’Etat.
Son discours s’est voulu aussi une parole d’espérance dans le contexte de grave crise que connaît le Congo. Il ne s’agit pas, a-t-il soutenu, d’un «chemin de croix qui conduirait au tombeau».
Revêtant des accents à la Kennedy, le ministre a lancé: «C’est maintenant ou jamais que s’impose à chacun et à tous le devoir de solidarité envers la Nation. Et cette flamme de survie collective, nous devons l’entretenir par le culte du travail, encore et toujours le travail bien accompli avec foi et patriotisme», a-t-il dit, tout en interpellant ses compatriotes sur la nécessité de se familiariser avec les valeurs républicaines.
Après ce discours d’éloge, trois enfants nés le 28 novembre 2010, date de la première célébration de cette journée ont chacun livré des messages au chef de l’Etat, en lui rappelant qu’ils sont l’avenir de demain et celui du Congo.
Dans la foulée, le président de la République a décoré un échantillon de huit personnalités qui se sont distinguées chacun dans son domaine. Ainsi, Casimir Zoba alias «Zao», a été fait Commandeur dans l’Ordre du mérite congolais, une distinction qu’il a brandie avec sa bonne humeur de toujours : «C’est le fruit d’un grand travail. Je le mérite. C’est la reconnaissance de la République. Cette distinction honore aussi tous les artistes à travers moi. Hier, j’étais chevalier dans l’Ordre du mérite congolais. Aujourd’hui je suis commandeur. Je ne fais que monter. Ça me va droit au cœur. Je suis très content», a déclaré l’artiste qui a annoncé la sortie prochaine d’un nouvel album.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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