Anniversaire de l’ONU : Appel à un effort d’ensemble pour relever les défis du monde

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Les 72 ans de l’Organisation des Nations Unies ont été célébrés à Brazzaville. Officiels et membres de la société civile se sont joints aux hommages de circonstance mardi 24 octobre à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères, à Brazzaville. Cérémonie sobre, mais ponctuée par deux discours.

 

Le Coordinateur-résidant de l’ONU au Congo, Anthony Ohemeng Boamah, a rappelé que cet anniversaire était «celui de tous les peuples du monde» qui ont œuvré, des décennies durant, à faire vivre ensemble une organisation dans laquelle ils se reconnaissent  et dans laquelle ils placent leurs idéaux de paix. Mais, a-t-il reconnu, «maintenir l’existence de l’organisation ne suffit pas à générer le bien-être des peuples du monde» ; il faut plus de collaboration et d’esprit d’ensemble. Le monde a aujourd’hui les atouts nécessaires pour relever ses défis. «Les problèmes du monde n’ont pas de frontières», c’est pourquoi il faut les affronter ensemble. «L’ONU, a-t-il dit en substance, s’emploie à accompagner le Congo pour intégrer les Objectifs durables dans sa planification».
Car pour l’organisation mondiale, il s’agit de cheminer ensemble pour aller, à l’horizon 2030, vers l’ambitieuse volonté d’assurer aux peuples les conditions idéales de vie. Des objectifs qui englobent l’ensemble de l’homme dans sa santé physique et mentale, son environnement, sa coexistence en société, ses moyens à accéder à l’éducation etc. De tels objectifs sont un but à atteindre. A l’entrée du millénaire, d’autres objectifs avaient été dégagés par l’ONU; ils n’avaient pas été atteints pour la plupart…
Ensuite, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Jean-Claude Gakosso, a pris la parole au nom du Gouvernement congolais pour se réjouir que l’ONU ait réussi, 72 années durant, à préserver le monde de la guerre et favoriser le développement du genre humain. Il s’est félicité de «la soif de démocratie et de liberté (qui) a conquis tous les peuples» aboutissant, pour la première fois dans l’Histoire de l’humanité depuis 1945, à la plus longue période de paix : «L’ONU a plus que jamais tenu ses promesses», a-t-il estimé.
Cela n’empêche pas de déplorer quelques-unes de ses faiblesses, a relevé le ministre. «Des faiblesses qui ont parfois réduit sa capacité à agir», et rendu difficile la concrétisation du développement des Nations. Les conflits, les défis des changements climatiques, la pauvreté endémique, une faible scolarisation sont aujourd’hui autant de menaces pour la paix et à la stabilité du monde. Or «la paix n’est pas possible sans un minimum de développement», a-t-il rappelé.
A la suite de nombreux de ses pairs du continent aussi, le ministre Jean-Claude Gakoso a aussi réitéré le souhait de l’Afrique de voir l’ONU se réformer, avec notamment un membre africain au Conseil de sécurité où ne siègent, pour le moment, en permanence, que les cinq puissances nucléaires sorties victorieuses à la Deuxième guerre mondiale.
La cérémonie a été agrémentée par la musique vivace du chanteur Zao, qui a ébloui l’assistance avec son morceau «Objectifs du développement durable», exécuté pour la première fois devant un public conquis.

A.S.M.

Informations supplémentaires