Conseil des ministres : Des actions urgentes pour sortir le Congo de la crise actuelle

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Le Conseil des ministres s’est réuni samedi 26 août 2017 au palais du Peuple sous la présidence du président de la République, Denis Sassou-Nguesso. Il avait à son ordre un seul point à savoir: une communication du président de la République à l’intention des membres du Gouvernement. Au cours de laquelle, il a tenu à souligner que le Congo s’acheminait vers la finalisation du processus de rénovation de ses institutions et de sa vie publique.

Depuis 2014, ce processus a été marqué par des étapes importantes que sont, par exemple, les consultations présidentielles de mai 2016, le dialogue de Sibiti en juillet, le référendum du 25 octobre de la même année et l’élection présidentielle de mars 2016, puis les élections législatives et locales de juillet 2017.

Le chef de l’Etat a rappelé que si l’élection attendue des sénateurs sera l’étape ultime de mise en place des institutions élues, celle-ci pour être parfaite, devait être impérativement être complétée par l’adoption des textes d’application permettant l’installation de toutes les institutions prévues par la constitution du 25 octobre 2015. A cet effet, il a instruis le gouvernement de prendre des mesures nécessaires pour que l’ensemble de l’édifice institutionnel soit opérationnel.
Abordant les urgences qui marqueront les prochaines semaines, le président de la République a indiqué que les membres du Gouvernement devront se mettre individuellement, et collectivement, immédiatement au travail, sur sa supervision et sous la direction du premier ministre, chef du gouvernement. Pas question de vacances pour les ministres de la République !
Le programme des prochaines semaines est chargé avec le début de discussions avec le FMI (Fonds monétaire international) courant septembre, mais aussi l’élaboration de la future loi de finances exercice 2018, élaboration rendue délicate du fait de la conjoncture financière et économique traversée par notre pays.
Enfin, un  important calendrier diplomatique mettra à contribution le pays pour la résolution de quelques crises qui traversent le continent.
Il a également rappelé quelques orientations urgentes à savoir : la remise en service du CFCO (Chemin de fer Congo océan), axe de communication majeure pour notre économie et pour nos populations. «Infrastructure hélas trop souvent prise en otage par les bandits armés à la solde de Frederick Bintsamou, alias Ntumi, deuxième priorité la sécurisation de la route lourde Pointe-Noire-Brazzaville». A cet effet, il a instruit le premier ministre de mettre en place un comité ministériel réunissant les départements compétants afin de résoudre cette question.
Autre orientation concrète, la mise en place rapide d’un comité interministériel de lutte contre les érosions, notamment pour les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, afin de prévenir toute catastrophe éventuelle comme certains événements récents dont ceux survenus dans la République sœur de Sierra-Léone «viennent de nous donner un triste exemple».
Plus globalement, le chef de l’Etat a réitéré le fait que le Congo ne connaissait ni banqueroute ni faillite, mais traversait, simplement, un moment difficile qui sera surmonté avec la contribution et la participation de tous.

Pascal Azad DOKO


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