14e législature de l’Assemblée nationale : Les mises en garde d’Isidore Mvouba aux députés

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Parmi les points négatifs qui ont caractérisé la 13e législature de l’Assemblée nationale, il y la notion d’heure et les absences.  Les sessions débutaient avec beaucoup de retard ; les absences étaient légions. Les  députés  venaient et partaient quand ils voulaient,  parfois sans attendre la fin des plénières. D’autres, curieusement, pouvaient se donner le luxe de s’absenter pendant des mois, sans aucune raison valable, ni s’excuser ou prendre une permission auprès du bureau de l’Assemblée nationale. Ils étaient visiblement en déphasage avec la fonction qui est la leur, celle de représenter les populations et exprimer leurs préoccupations.


C’est conscient de cette réalité qu’Isidore Mvouba, président élu de la nouvelle Assemblée nationale, a promis de corriger les excès en remettant les pendules à l’heure. Il a appelé les députés à être des modèles tout au long de la 14e législature pour la bonne image du Parlement.
Ce constat, Isidore Mvouba l’a, une fois de plus fait lundi 21 août, à l’occasion de la première séance plénière de la nouvelle législature consacrée à la mise en place de la commission ad hoc chargée de préparer les documents organiques de la nouvelle mandature de l’Assemblée nationale. Ceux-ci concernent le règlement intérieur et le règlement financier.
Mais faire du neuf avec du vieux est un pari risqué : déjà 27 députés étaient absents dans la salle sur 151. D’où le rappel à l’ordre du président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba : les retards et absentéismes ne seront plus tolérés, a-t-il averti. «Dorénavant, les séances vont débuter à des heures prévues. L’appel se fera 30mn avant. Après l’ouverture, les portes seront fermées, plus personne n’entrera», a laissé entendre Isidore Mvouba qui entend visiblement imprimer un nouveau souffle à l’Assemblée nationale pour rompre avec les pratiques de la 13e législature.
«Vous êtes avertis; apprenez à être à l’heure. Vous devez être des modèles tout au long de la 14e législature pour la bonne image du Parlement», a-t-il martelé. Isidore Mvouba entend être le porte-étendard de la rupture à l’hémicycle. «La rupture, c’est aussi le respect des heures fixées pour les séances. Je m’y attèlerai pour qu’il en soit ainsi», a-t-il renchéri.
A en croire le président de l’Assemblée nationale, les députés ont l’obligation de ne jamais perdre le contact avec l’hémicycle parce qu’ils représentent la population. Derrière chaque député élu, a-t-il rappelé, il y a  plusieurs milliers de Congolais. C’est l’honneur pour eux de les représenter et de les respecter tous, quels que soient leur vote et conviction politique. Les députés doivent être au cœur des débats. Car, la spécificité de l’Assemblée nationale, c’est d’être l’expression du peuple, dans sa diversité. Par conséquent, ils doivent être présents, puisque c’est pour ça qu’ils ont été élus par les populations et que l’Assemblée nationale les paie.
Ces mises en garde semblaient déranger les députés dont certains sont réputés pour passer pour des absentéismes invétérés. Et pourtant, chaque mois, ils viennent percevoir leurs émoluments ou les primes des sessions auxquelles ils ne prennent pas parfois part. «Les changements, même les plus souhaités, ont leurs mélancolies», a-t-on l’habitude de dire. Et Isidore Mvouba donne déjà le ton. Effet d’annonce ou réelle volonté de changer? Nous ne devrions pas tarder à le savoir..

Cyr Armel
YABBAT-NGO


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