Ministère des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel : Vers la création d’un parc agro-industriel au Congo

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Dans le cadre du Pade (Projet d’appui à la diversification de l’économie) et du Pacadec et (Projet d’appui institutionnel pour l’amélioration du climat des affaires et la diversification de l’économie congolaise), cofinancé par la B.a.d (Banque africaine de développement), un atelier a été organisé pour valider l’étude de faisabilité réalisée par le Cabinet K.p.m.g Gabon/A.b.c, une étude pour le développement d’un parc agro-industriel destiné à intensifier la production agricole et faciliter l’investissement privé dans notre pays.

Cet atelier, qui a eu lieu vendredi 4 août 2017, à l’Hôtel Radisson Blu à Brazzaville, sous la direction de Mme Yvonne Adélaïde Mougany, ministre des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel,  a réuni les membres du comité de pilotage du Pacadec, en présence du représentant de la B.a.d au Congo, du coordonnateur du Pacadec, Joseph Mbossa, ainsi que d’autres partenaires concernés dans ce projet.
Il ressort de l’étude que six districts ont été choisis, pour le développement des parcs agro-industriels: Kinkala, Boko, Mindouli (Département du Pool), Nkayi, Madingou, Mouyondzi (Département de la Bouenza). Le développement de ces parcs agro-industriels va favoriser la création de 122.000 emplois directs et indirects en ce qui concerne la première phase d’exécution du projet, avec un objectif atteignable de 550.000 emplois au bout de dix ans. Mais dans tout cela, il faut une main d’œuvre qualifiée et des jeunes bien formés.
Selon Mme Yvonne Adélaïde Mougany, la création d’un parc agro-industriel dans notre pays est d’une grande envergure et d’une importance capitale pour le développement de l’économie congolaise. Ce projet se situe dans la continuité des activités du Pade, dont le Ministère des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel est le principal bénéficiaire, par le biais du Fonds d’appui à coûts partagés qui est déjà présent dans les filières agropastorales. «C’est donc un projet qui s’inscrit fort opportunément dans la complémentarité de l’attelage agriculture, eaux et forêts, dans la perspective d’une mise en œuvre aboutie du grand projet d’appui au climat des investissements et la gouvernance forêt/bois, le Pacigof». Elle a précisé que «la création d’un parc agro-industriel au Congo constitue un projet du gouvernement nécessitant une mobilisation interministérielle forte». Elle a  donné un exemple: «du point de vue du contenu et des objectifs, deux aspects majeurs à signaler, la zone économique spéciale de Pointe-Noire dédiée essentiellement aux secteurs pétrolier, minier et minéralier, et celle de Brazzaville, dont le cœur de l’activité sera centrée autour des industries du bâtiment et des travaux publics. C’est pour cela, qu’il conviendra de créer une dynamique positive en intégrant l’ensemble des Ministères concernés dès le démarrage du projet, afin de définir une répartition claire des rôles et des tâches incombant à chaque Ministère, d’assurer la coordination et la communication entre Ministères en favorisant leur accompagnement dans la promotion dudit projet».
Mais, elle n’a pas manqué d’évoquer les efforts de développement de l’industrie agro-alimentaire qui devront être focalisés sur le choix d’un nombre restreint des filières prioritaires, en fonction des besoins locaux et des volumes d’importation de la maturité des filières existantes au Congo, ainsi que du potentiel d’exportation vers des marchés de proximité, notamment à Kinshasa, en République Démocratique du Congo où le niveau de compétitivité par rapport aux industriels internationaux est très appréciable. «Pour ce faire, une stratégie verticale visant à sécuriser et industrialiser toute la chaine de valeur devra permettre de démontrer la réussite du projet sur une filière pilote, avant d’envisager l’extension dudit projet sur un grand nombre de filières», a-t-elle affirmé.
Pour elle, les enjeux liés à la création d’un parc agro-industriel sont multiples, à savoir: l’appui à l’industrialisation d’une filière agro-alimentaire déjà existante et présente localement; la transition d’une logique artisanale à une production industrielle; la sécurisation du processus de collecte de la production des semences et des intrants et la modernisation des outils de production.
Signalons que le document présenté par le Cabinet K.p.m.g-A.b.c va, d’abord, subir un traitement adéquat, en intégrant les amendements formulés, avant qu’il ne soit adopté.
Rappelons que cet atelier a regroupé une cinquantaine de participants, venus des différentes administrations publiques, du secteur privé, des partenaires au développement et de la société civile.

Pascal BIOZI KIMINOU

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