Assises nationales du tourisme : Rendre visible et viable la destination Congo en matière de tourisme

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«Le tourisme, socle de développement durable en République du Congo», tel est le thème des premières assises nationales du tourisme en République du Congo qui se sont tenues, du 17 au 18 juillet 2017, à l’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville. Sous le patronage du Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba.

Son objectif global était de constituer un moment d’échanges et de discussions entre les principaux acteurs nationaux et internationaux du secteur et d’aider le gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique de développement durable du tourisme. Les travaux ont été présidés par Arlette Soudan-Nonault, ministre du tourisme et des loisirs, en présence du Dr Taleb Rifai, secrétaire général de l’O.m.t (Organisation mondiale du tourisme)

Organisées avec l’appui du P.n.u.d (Programme des Nations unies pour le développement) et de l’O.m.t (Organisation mondiale du tourisme), les assises nationales du tourisme ont connu la participation des départements ministériels dont les activités impactent le développement du tourisme, le secteur privé dans toutes ses composantes, la société civile, les partenaires bi et multilatéraux, les experts nationaux et internationaux du secteur.
Moment historique pour l’émergence du développement d’une véritable politique touristique au Congo, ces assises ont été l’occasion d’intenses échanges, de partage d’expériences, à travers cinq panels animés et de multiples propositions.
De ces échanges, les panelistes ont établi la relation entre l’écotourisme et l’économie bleue, tout comme la question environnementale qui sous-tend la notion de durabilité par l’utilisation du capitale naturel et culturel, la signification et l’importance de la gouvernance, dans une synergie entre le secteur public, le secteur privé et la société civile, le rôle régulateur de l’Etat dans la vente de la destination Congo, la promotion et la valorisation de la destination Congo, prescription du plan directeur, la banalisation des images négatives que renvoient les médias occidentaux sur l’Afrique, l’appropriation d’une pensée positive sur la destination Afrique, le développement d’un plan de communication et d’une diplomatie du tourisme de l’Afrique centrale pour la destination Afrique, en général, et du Congo, en particulier, l’implication des parcs zoologiques associés à des sites de loisirs modernes dans les grandes villes de la sous-région, le tourisme médical, avec la construction des hôpitaux modernes, l’ouverture de B.i.t (Bureaux d’informations touristiques) pour la visibilité de la destination Congo, le renforcement des capacités du personnel touristique, etc. Ces discussions ont débouché sur quelques recommandations. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’un fonds de garantie pour les entreprises touristiques, l’ouverture des capitaux des entreprises, la mise en place d’une politique de visas électroniques, la formation initiale dans le secteur du tourisme et des loisirs.
Ouvrant les travaux de ces assises, le Premier ministre Clément Mouamba a rappelé l’importance du tourisme dont les effets bénéfiques ne sont plus, selon lui, à démontrer. «Les potentialités du tourisme au Congo sont immenses, malheureusement encore, sous exploitées. Nous avons la volonté d’inverser les choses positivement. J’attends de vos assises qu’elles soient une force de propositions qui va permettre au Congo d’asseoir un secteur touristique dynamique et moderne, qu’elles deviennent le fer de lance du tourisme national», a-t-il déclaré.
Le représentant du P.n.u.d, Anthony Kwaku Ohemeng Bohameh, a réaffirmé la détermination de son institution et celle de l’O.m.t à accompagner le gouvernement dans le développement de ce secteur, en partenariat avec le Ministère du tourisme et des loisirs. «Nous serons à vos côtés, jusqu’à l’aboutissement de ce processus, et ensemble, nous mettrons tout en œuvre pour faire de cette stratégie un outil de développement durable du tourisme en République du Congo», a-t-il promis. En outre, il a souhaité que cette stratégie, orientée dans une optique de développement durable, puisse être arrimée aux O.d.d (Objectifs de développement durable), ainsi que sur le P.n.d (Plan national de développement).
Pour Taleb Rifai, le tourisme est un secteur intégrateur qui favorise le dialogue avec les communautés locales. «Le continent africain doit jouer pleinement ce rôle», a-t-il précisé, tout en rassurant les autorités congolaises de la disponibilité de son organisation à assister le Congo dans le processus du développement durable du tourisme.
Clôturant les travaux de ces assises, Mme Arlette Soudan-Nonault s’est réjouie des objectifs atteints. «Nous entrons dans une nouvelle ère, celle du tourisme en marche en République du Congo», a-t-elle déclaré. Avant d’annoncer la tenue, chaque année, sur le territoire national, d’une conférence du tourisme, afin de faire le point sur l’état d’avancement des préconisations du plan directeur. «Nous avons, désormais, un guide et une feuille de route, le plan directeur de développement durable du tourisme à la réalisation duquel nous allons; désormais; consacrer notre énergie. Fini le pilotage à vue qui, faute de synchronisation et de perspective, nous a longtemps tenu lieu de politique touristique. La balle est dans notre camp et nous n’avons pas le droit d’échouer», a-t-elle indiqué, en pensant que ces assises ne seront pas une circonstance isolée, sans suivi, ni évaluation. «Nous avons longtemps attendu, l’heure est à l’action», a-t-elle lancé.
En marge de ces assises, le secrétaire général de l’O.m.t a été reçu en audience par le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso.
Lors de sa visite au monument de Pierre Savorgnan De Brazza, à Bacongo, il a dévoilé la plaque marquant la célébration de l’année internationale du tourisme durable pour le développement.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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