Union africaine - Libye : On attend plus que la formation d'un gouvernement sans exclusive, pour normaliser les relations

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Le comité ad hoc de haut niveau de l'Union africaine sur la Libye s'est réuni, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, à Pretoria (Afrique du Sud), le 14 septembre 2011, pour examiner la situation en Libye. Les présidents Denis Sassou Nguesso, du Congo, Yoweri Museveni, de l'Ouganda, et Jacob Zuma, d'Afrique du Sud, ont participé à cette rencontre. La Mauritanie et le Mali étaient représentés par leurs ambassadeurs respectifs accrédités en Afrique du Sud. Le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping, et le commissaire chargé de la paix et de la sécurité, l'ambassadeur Ramtane Lamamra, y ont, aussi, participé.

Selon le communiqué publié à l'issue de cette  rencontre du comité ad hoc de haut niveau sur la Libye, l'Union africaine n'attend plus que la formation d'un gouvernement de transition incluant tout le monde, pour autoriser ce pays à occuper son siège au sein de l'organisation panafricaine. «Le comité ad hoc a demandé au président de la commission de soumettre, aussi rapidement que possible, un rapport au conseil de paix et de sécurité couvrant tous les développements significatifs, afin de permettre à ce dernier, d'autoriser le gouvernement de transition sans exclusive, qui sera formé par les autorités actuelles, à occuper le siège de la Libye à l'Union africaine, dès que celui-ci est établi. Une telle décision devrait tenir compte des circonstances exceptionnelles de la situation unique et interne de la Libye, sans préjudice aux instruments juridiques pertinents de l'Union africaine, particulièrement ceux sur les changements anticonstitutionnels de gouvernements», souligne le communiqué du comité ad hoc.

Mais, celui-ci n’a pas manqué d'exprimer «son inquiétude face à la possibilité que la situation actuelle ne menace, plus tard, la paix et la sécurité dans la région, y compris par le terrorisme et la prolifération des armes».

Cependant, «le comité ad hoc a engagé la bonne volonté de l'Union africaine à étendre son plein soutien dans ce sens et tous ses efforts, pour stabiliser la situation, promouvoir la démocratie et la reconstruction et a encouragé le président de la commission à prendre, de manière expresse, toutes les mesures attendues pour que l'Union africaine joue un rôle actif dans les efforts actuels de la Libye, en droite ligne avec les décisions pertinentes du conseil de paix et de sécurité».

«Les membres du comité ad hoc ont bien accueilli les assurances fournies par la direction du conseil national de transition, y compris la lettre adressée au président de la commission, le 5 septembre 2011, dans laquelle le C.n.t a insisté sur: l'engagement stratégique au continent africain; l'engagement de donner la priorité à l'unité nationale et de mettre ensemble tous les Libyens, sans exclusion aucune,  pour reconstruire le pays; l'engagement de protéger tous les travailleurs étrangers vivant en Libye, y compris les travailleurs migrants africains».

Le comité ad hoc, qui a réitéré l'appel de l'Union Africaine pour une cessation immédiate des hostilités, a exprimé «sa bonne volonté à travailler avec les Nations unies, la Ligue des Etats arabes, l'Organisation islamique de coopération, l'Union européenne, l'Otan, pour assurer un soutien coordonné au peuple libyen».

Rappelons que le président Denis Sassou Nguesso, qui a participé à la réunion du comité ad hoc de l’Union africaine sur la Libye, est rentré à Brazzaville, le mercredi 14 septembre dernier.

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