Comité monétaire et financier national : En légère croissance, l’économie congolaise doit redoubler d’efforts

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Lors de sa deuxième session ordinaire de cette année, tenue mardi 4 juillet 2017, dans les locaux de la Direction nationale de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale), à Brazzaville, sous la présidence de son président, Calixte Nganongo, ministre des finances, du budget et du portefeuille public, en présence d’Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la B.e.a.c, Halilou Yerima Boubakary, secrétaire général de la Cobac (Commission bancaire de l’Afrique centrale), et Michel Dzombala, directeur national de la B.e.a.c,...()

assurant le rôle de rapporteur, le comité monétaire et financier national a fait le constat que la conjoncture économique du Congo montre des prévisions à court terme en légère croissance, concernant les années 2017 et 2018. Insuffisant pour sortir de la crise. Il faut encore de grands efforts.
Au cours de sa session, le comité monétaire et financier national a procédé à l’appréciation de l’évolution de la situation économique internationale et nationale du premier trimestre de l’année 2017 et les perspectives à court terme. Selon elle, la croissance économique mondiale s’est globalement améliorée au cours du premier trimestre 2017. Pour l’ensemble de l’année, le F.m.i (Fonds monétaire international) prévoit une consolidation de la croissance mondiale de 3,4% à 3,5%, contre 3,1% en 2016.
Pourtant, ce contexte international relativement favorable a peu profité à l’économie congolaise, qui est globalement demeurée en récession, au terme du premier trimestre 2017. L’activité a été marquée par la poursuite des contreperformances du secteur primaire, sous l’effet de la baisse de la production pétrolière. Cette évolution a considérablement déprimé les activités du secteur hors-pétrole, par effet de contagion.
Selon les prévisions révisées de la B.e.a.c, pour l’ensemble de l’année 2017, le taux de croissance du P.i.b (Produit intérieur brut), en termes réels, ressortirait  à   moins 1,9%, au lieu de 1,0% projeté initialement, contre moins 2,8% en 2016. Les marchés des changes sont restés marqués par la baisse de l’euro face au dollar américain, sous les effets conjugués du maintien de la politique monétaire expansive de la B.c.e (Banque centrale européenne) et du durcissement des conditions monétaires de la Banque centrale américaine.
Les perspectives sur l’ensemble de l’année 2017 tablent sur le maintien de ces tendances pour les mêmes raisons. Les cours des matières premières et les produits de base exportés par le Congo se sont légèrement redressés au premier trimestre 2017, après les creux observés les trimestres précédents. En perspective, on s’attend à ce que ce regain de fermeté se poursuivre, mais de manière modérée.
A la fin de la réunion du comité, Abbas Mahamat Tolli a dégagé les grandes lignes des conclusions de cette réunion, en ces termes: «Depuis la dernière réunion du comité, nous constatons qu’au niveau de la conjoncture économique globale au deuxième trimestre au Congo, il y a une reprise, bien que lente, de l’activité économique mondiale et, par ricochet, cette situation a, également,  des effets vertueux sur la conjoncture nationale. Aujourd’hui, les prévisions tablent vers une croissance  légère à la fin de 2017 et en 2018. Au niveau de l’inflation, il y a eu une baisse sensible constatée au niveau du Congo. Nous  avons également le système bancaire congolais qui s’est révélé résilient face à la conjoncture ambiante. Les banques financent, elles ont un niveau de liquidité encore appréciable pour pouvoir continuer à financer l’économie nationale. Les perspectives au niveau de la sous-région sont réconfortantes et rassurantes ainsi qu’au niveau du Congo, on peut espérer que cette situation se poursuive».  
Le gouverneur de la B.e.a.c a, également, apporté un éclairage sur la question de la dévaluation du franc Cfa de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), commentée dans les réseaux sociaux. «Ce ne sont pas des rumeurs nouvelles. Elles sont assez récurrentes. La spécificité de ces rumeurs, c’est que cette fois-ci, elles concernent la Cemac. Même si la situation économique au sein de la Cemac a été difficile, il n’y a aucune raison qui justifie une dévaluation  quelconque qui peut arriver. Ces rumeurs sont infondées», a-t-il expliqué.

Philippe BANZ     

Informations supplémentaires