Université Marien Ngouabi : Une action de coopération avec l’Université des connaissances africaines

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Il s’est tenu, samedi 1er avril 2017, dans une salle de réunion du rectorat à Brazzaville, une rencontre qui a regroupé des dirigeants et des enseignants-chercheurs de l’Université Marien Ngouabi et une délégation de l’Université des connaissances africaines, qui est un espace de réflexion et de mutualisation des compétences (cadres, chercheurs et chefs d’entreprise africains), basée en France et dirigée par le Franco-congolais Patrice Passy, et qui se donne comme mission de produire des solutions stratégiques à destination des gouvernements, entreprises et collectivités publiques africaines.

Cette rencontre, qui s’est déroulée sous la houlette du Pr Jean-Rosaire Ibara, recteur de l’Université Marien Ngouabi, a porté sur les conversations stratégiques, avec pour thème: «La pensée stratégique endogène africaine et la nationale stratégie: de nouveaux paradigmes d’émergence africaine».
Après l’allocution d’ouverture du Pr Jean-Rosaire Ibara, l’assistance a suivi la contribution du Pr Marcel Nguimbi, enseignant-chercheur de philosophie à l’Université Marien Ngouabi, sur la thématique: «La dynamique de la tradition: études sur l’objectivité des savoirs endogènes et des ethnosciences en contexte culturel africain». A cela s’ajoutent les deux communications de Patrice Passy, président de l’Université des connaissances africaines. Il s’est agi, entre autres de: «La pensée stratégique endogène africaine et la nationale stratégie», et la thématique du dispositif industriel national des axes. Les deux communications ont donné lieu à un débat intense. Plusieurs enseignants-chercheurs de l’Université Marien Ngouabi ont pris part à cet événement.
Le recteur de l’Université Marien Ngouabi a inscrit cette rencontre dans les missions assignées à son institution. Il a soulevé la problématique de l’adéquation entre la formation et les attentes du marché de l’emploi. «L’Université Marien Ngouabi a, entre autres missions, de servir la communauté congolaise, par la dispensation des savoirs, la formation, l’expertise et le conseil… Mais, sommes-nous capables d’affirmer aujourd’hui, que nos diplômés s’insèrent facilement sur le marché de l’emploi?», s’est-il interrogé, avant de suggérer qu’il y a nécessité de rectifier le tir. «Si ce n’est pas le cas, alors, nous devons redresser le tir. Cela nous conduira à relever notre niveau d’exigence», a-t-il dit.
L’Université des connaissances africaines, qui réunit des experts de haut niveau de toutes les nationalités, partage les mêmes préoccupations. Il faut, pour les Africains, tout inventer, afin de faire face à ce monde multipolaire qui se construit. Autrement dit, les deux institutions entendent repenser l’Afrique et sa relation planétaire, grâce à la pensée stratégique endogène africaine et nationale. Pour cela, plusieurs activités collégiales, allant dans le sens de sortir l’Afrique en général et le Congo en particulier du gouffre, sont prévues par les deux institutions universitaires. Pour y parvenir, Patrice Passy s’appuie sur le principe qu’«est maître des lieux, celui qui les organise». C’est pourquoi il a expliqué le principe de la négociation. Il faut toujours se rendre à une négociation avec une proposition concrète, pour faire que celui qui se défend n’ait pas à balayer d’un revers de la main toutes vos propositions. «Quand vous allez en négociation, allez avec une proposition. Celui qui agit garde toujours une marge de manœuvre que celui qui réagit», a-t-il indiqué dans l’une de ses communications.

Marcellin MOUZITA MOUKOUAMOU


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