Journée mondiale des droits de consommateurs : Les sociétés de téléphonie mobile accusées de s’enrichir sur le dos des consommateurs

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A l’occasion de la journée mondiale des droits de consommateurs, célébrée le 15 mars de chaque année, le collectif des associations des consommateurs, réunies autour de l’O.c.2.d (Observatoire congolais des droits de consommateurs), a fait une déclaration, mercredi 15 mars 2017, à la Chambre de commerce de Brazzaville, accusant les deux principales sociétés de téléphonie opérant au Congo, Airtel et M.t.n, de s’enrichir sur le dos des consommateurs.

Les deux sociétés ont malicieusement augmenté la tarification de leurs services dans tous les segments, soutirant ainsi des sommes importantes au détriment des consommateurs.

La journée mondiale des droits de consommateurs a été célébrée, cette année sur le thème: «Les droits des consommateurs dans le secteur du numérique». Cette année, les associations de défense des droits des consommateurs ont donc regardé du côté de la téléphonie mobile. Elles ont découvert qu’au Congo, les deux principales sociétés de téléphonie mobile s’enrichissent douillettement sur le dos des consommateurs. A la suite des plaintes formulées par les consommateurs, elles ont publié une déclaration qui accuse, sans ambages, les opérateurs de téléphonie mobile. «Nous accusons particulièrement les opérateurs Airtel et M.t.n d’avoir augmenté abusivement le tarif des sms, sous prétexte de l’institution de la taxe sur les communications électroniques par la loi n°33-2015 du 31 décembre 2015 portant loi de finances 2016», lit-on, dans cette déclaration.
Selon le constat du collectif des associations des consommateurs, le taux de la taxe est fixé comme suit: 0,05 F. par seconde pour la voix; 0,20 F. par message envoyé; 0,10 F. par mégabit pour le trafic data.
Or, le monitoring de l’indexation de ce taux autorisé par le gouvernement présente une hausse allant de 3 F. à 16 F. et 20 F. représentant un pourcentage de 433,33% à 556,66% sur les messages on-net, puis une hausse allant de 16 à 30 F et 41 F représentant un pourcentage de 156,25% à 87,5% pour les messages off-net. «Les deux opérateurs (Airtel et M.t.n) réclament environ deux millions d’abonnés dont la moitié est constituée des jeunes, cibles importantes dans l’utilisation des sms. Dans le cas où 500 mille abonnés ont émis au moins un sms par semaine, les deux opérateurs ont extorqué aux consommateurs un trop perçu de 34 millions de francs Cfa par semaine, soit environ plus d’un milliard de francs Cfa pour toute l’année», rapporte la déclaration. «Où va donc ce surplus perçu indûment par les professionnels?», s’interroge le collectif.
Par ailleurs, le collectif des associations des consommateurs a reconnu que «l’évolution du secteur des téléphonies mobiles continue de produire des bénéfices réels pour les consommateurs du monde entier et de notre pays: la voix, les messages et la fourniture de l’accès Internet. Gain de temps, couverture nationale, accessibilité à toutes les couches, dématérialisation des procédures: e-banking; e-commerce, etc.», sont autant d’avantages qu’offre ce secteur. Mais, il déplore la tarification qui n’est pas conforme aux taux officiels fixés. Il y a lieu de se demander si l’A.r.p.c.e fait réellement son travail de surveillance, pour sanctionner les sociétés qui abusent de la confiance des consommateurs. A moins qu’elle ne soit elle-même complaisante aux pratiques des sociétés de téléphonie mobile.
Rappelons que les droits du consommateur se déclinent en huit points, à savoir: le droit à la satisfaction des besoins de base; le droit à la sécurité; le droit à être formé; le droit de choisir; le droit d’être entendu; le droit à la réparation; le droit à l’éducation du consommateur et le droit à un environnement sain.

Marcellin MOUZITA
MOUKOUAMOU

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