Vie politique nationale : Guy-Brice Parfait Kolélas à la tête d’un nouveau parti: l’U.d.h-Yuki

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Ancien ministre et député élu dans la circonscription de Kinkala (Département du Pool), Guy-Brice Parfait Kolélas a créé un nouveau parti, l’U.d.h-Yuki (Union des démocrates humanistes) (Yuki, représentant son symbole, le canari), qui est situé à l’opposition modérée. Ce parti a fait sa sortie officielle, dimanche 19 mars 2017, lors d’un congrès national extraordinaire, au Palais des congrès, à Brazzaville. A cette occasion, Guy-Brice Parfait Kolélas a mobilisé ses militants, faisant salle comble.


Ancien candidat à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016, où il s’était présenté sous la bannière de la Codeha (Convention des démocrates humanistes africains), une plateforme politique panafricaine dont il était le coordonnateur adjoint, Guy-Parfait Kolélas a fini par créer son parti, après que la justice ne lui ait pas permis de reprendre le M.c.d.d.i (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral), le parti créé par son défunt père, Bernard Kolélas, et qui est aujourd’hui dirigé par son frère cadet, Euloge Landry Kolélas, actuel ministre du commerce extérieur et de la consommation.
Sorti deuxième, avec 15,04% des voix, à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016, il était le seul de l’opposition à introduire un recours à la Cour constitutionnelle pour contester, officiellement, les résultats de ce scrutin, mais son recours avait été rejeté pour vice de forme. Guy-Brice Parait Kolélas avait fini par s’incliner devant le verdict des urnes et avait pris ses distances de l’opposition Frocad-I.d.c-C.j.3.m dont il était membre, et qui rejette, jusqu’à présent, les résultats officiels de ce scrutin. Il s’est aussi éloigné de son directeur de campagne dans le Pool, qui n’est autre que Frédéric Bintsamou, le pasteur Ntumi, qui se retrouve en «résistance armée», comme il le dit lui-même, mais plutôt en rébellion armée contre le pouvoir établi. Guy-Brice Parfait Kolélas s’est, ensuite, rapproché de l’opposition modérée, représentée par Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou, Anguios Nganguia-Engambé et l’U.pa.d.s.
Ces derniers temps, il a alimenté l’actualité des réseaux sociaux par son voyage en France, avec l’appui du Chef de l’Etat. De retour au bercail, la semaine dernière, le voilà au-devant de l’actualité nationale, par la tenue du congrès fondateur de son parti. Comme personnalités invitées à ce congrès, il y avait, en plus de celles déjà citées, Apollinaire Tsiba, qui a représenté l’U.pa.d.s, Jean-Paul Matsima, ancien député, Gilda Rosemonde Moutsara-Gambou et Hervé Ambroise Malonga.
«Aujourd’hui, nous avons acté la naissance de l’Union des démocrates humanistes – Yuki, en abrégé U.d.h-Yuki, notre nouveau parti politique. L’U.d.h-Yuki est née, en partie, des cendres du parti politique fondé par Bernard Kolélas et ses compagnons. La longue et exaltante marche de l’U.d.h-Yuki a commencé sous le label de la Conférence des démocrates humanistes africains, Codeha», a-t-il dit. Et plus loin, il a donné sa position politique: «J’entends, à travers la manifeste synergie née de la campagne présidentielle, poursuivre avec l’U.d.h-Yuki, la politique de la main tendue à tous les partis, les associations politiques et à toutes les individualités, épris de paix et de justice, qui m’ont soutenu pendant cette campagne présidentielle ainsi qu’aux autres partis, associations politiques et individualités qui voudraient bien me rejoindre au sein de l’U.d.h-Yuki, pour consolider cette expérience».
Concernant l’idéologie de son parti, il a indiqué que l’U.d.h-Yuki «prône le libéral-humanisme, avec, en toile de fond, le développement intégral». «Notre crédo est: Tout homme, tout l’homme». Et notre devise est: «Amour, travail, solidarité».
Pour ce qui est de la situation dans le Département du Pool, Guy-Brice Parfait Kolélas a déclaré que sa «conviction est que les Congolais ne devraient plus traquer les Congolais, tels des rats de forêts. La soif de justice devrait se faire dans la paix des cœurs et la tranquillité des esprits». Pour cela, il réclame la mise en place d’une commission vérité, justice et paix, pour décrisper, selon lui, «le climat politique observé par tous».

Joël NSONI


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