District d’Oyo (Département de la Cuvette) : Inauguration de l’Hôpital général Edith Lucie Bongo-Ondimba

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Le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, qui poursuit son séjour de travail à Oyo, dans le Département de la Cuvette, a procédé à l’inauguration de l’Hôpital général Edith Lucie Bongo Ondimba, situé à Oyo et construit sur financement de l’Etat.

Administré par une équipe de médecins congolais et d’une centaine de médecins cubains, suivant un accord de coopération signé le 20 juin 2013 entre le Congo et Cuba, cet hôpital a été inauguré le 10 mars, date évoquant l’anniversaire de naissance de Mme Edith Lucie Bongo Ondimba, fille aînée du Chef de l’Etat, pédiatre de formation et première dame gabonaise, décédée le 14 mars 2009 à Rabat (Maroc), quatre jours après son 45e anniversaire. L’hôpital général d’Oyo porte son nom, en souvenir de ses œuvres humanistes dans le domaine de la santé.

C’est un  complexe hospitalier de type pavillonnaire, d’une capacité de 125 lits et doté d’un pavillon de type présidentiel, entièrement climatisé, qui a été construit à Oyo et pouvant desservir la partie septentrionale du pays. L’Hôpital général Edith Lucie Bongo-Ondimba compte tous les services administratifs et médicaux (médecine général, maternité, pédiatrie, néonatologie, bloc opératoire, réanimation, chirurgie, cardiologie, ophtalmologie, O.r.l (oto-rinho-laryngologie), urologie, radiologie, soins intensifs, stomatologie, maladies infectieuses) en plus du laboratoire et d’une pharmacie. Il y a également un  service mortuaire.
Lancés en 2008 par le Président de la République, les travaux de construction de cet hôpital, exécutés par la société chinoise B.r.c.c, ont coûté la somme de 13 milliards de francs Cfa, financée par l’Etat congolais. «Cet établissement est le fleuron de notre système de santé. L’hôpital d’Oyo concilie la rigueur scientifique avec l’inclusion de la qualité de service de santé offert. Il est la matérialisation d’un rêve et la vision d’un homme. Il est aussi le fruit d’une coopération réussie. D’abord, avec la Chine dans la construction et Cuba dans l’opérationnalisation. Fondée sur l’équité, cette vision est de mettre à la portée de tous les Congolais les avantages d’une médecine spécialisée, une médecine de pointe dont les services ne sont pas toujours à la portée de tous les Congolais (…) En effet, de par son plateau technique et son personnel qualifié, l’hôpital spécialisé d’Oyo traite les patients souffrant de dialyse, effectuer des opérations cardiaques de pointe et d’échographie, effectuer les opérations par endoscopie et télescopie… Des services qui n’étaient, jusqu’à ce jour, accessibles qu’à l’étranger. Des services autrement disponibles qu’à Brazzaville et à Pointe-Noire. Il s’agit notamment du scanner, de l’imagerie par résonance magnétique, de la mammographie et un bon nombre de médecine et de laboratoire… Cela permettra aux populations de la partie Nord du pays de ne plus faire le déplacement de Brazzaville, pour avoir accès à des services médicaux», a déclaré Jacqueline Lydia Mikolo, ministre de la santé et de la population, à la cérémonie d’inauguration.
Pour sa part, Jean-Jacques Bouya, ministre de l’aménagement du territoire et des grands travaux, a relevé que la construction de l’Hôpital général Edith Lucie Bongo-Ondimba à Oyo aura des retombées économiques dans la zone, en raison, tout d’abord, des recettes issues des frais de consultation, d’examens médicaux, d’hospitalisation et de pharmacie. La consommation des biens et services localement fournis va également avoir des incidences économiques. Pour l’Etat, l’existence de cet hôpital va réduire, de manière drastique, a-t-il précisé, le nombre d’évacuations sanitaires onéreuses à l’étranger.
Avec ses 29 bâtiments, cet hôpital général spécialisé, à vocation nationale, peut, grâce à sa position géographique, recevoir des malades venant des pays voisins, comme la RD Congo, le Cameroun et le Gabon. La proximité de l’aéroport d’Ollombo et la Zone économique spéciale Ollombo-Oyo créent une dynamique d’intégration socio-économique. Le ministre Bouya a félicité l’apport des experts français, chinois et  congolais qui ont travaillé depuis 2008, pour matérialiser ce projet. Il a remercié l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé) pour l’équipement médical, la société Burotop qui a fourni un équipement mobile de logement d’astreinte évalué à 4 milliards de francs Cfa et la Banque chinoise d’import export pour la facilité financière. Pour lui, avec l’inauguration de cet hôpital, et plus tard des hôpitaux départementaux en construction, le Congo est en marche vers l’objectif du Chef de l’Etat, «santé pour tous».

Jean-Marc
MAKOUNDI

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