Congo - Banque mondiale : Sortir le portefeuille conjoint des difficultés financières de la contre-partie congolaise

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Le portefeuille de coopération entre le Congo et la Banque mondiale, qui comporte douze projets actifs, dont un projet régional Cab (Réseau de fibre optique d’Afrique centrale), a fait l’objet d’une revue sous le thème: «Redynamisation du partenariat entre le gouvernement du Congo et la Banque mondiale». Les travaux se sont déroulés à l’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, du mardi 21 au mercredi  22 février 2017.

Le but visé était de cerner les problèmes majeurs entravant la performance du portefeuille conjoint et de convenir de solutions pour y remédier. Après une appréciation approfondie, les résultats ont montré que l’ensemble du portefeuille reste confronté à des difficultés financières. Les contre-parties congolaises ne sont versées pour l’ensemble des projets. Ce qui affecte leur exécution normale. Face à cela, les deux parties ont décidé de revoir les modalités de financement de ces projets.

Présidée par Mme Ingrid Olga Ebouka Babakas, ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, en présence d’Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur des opérations de la Banque mondiale pour les deux Congo, avec pour résidence Kinshasa  et  Djibrilla Adamou Issa, représentant résident de la Banque mondiale au Congo, la cérémonie d’ouverture des travaux de la revue de la performance du portefeuille de la Banque mondiale au Congo a connu la présence d’un certain nombre de ministres concernés par des projets contenus dans le portefeuille de coopération avec la Banque mondiale. Il s’agit de Mme Rosalie Matondo, ministre de l’économie forestière, du développement durable et de l’environnement, Mme Antoinette Dinga Djondo, ministre des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Nicéphore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes, ministre de l’enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi et Léon-Juste Ibombo, ministre des postes et des télécommunications. Les travaux ont été clôturés par Valery Babackas, chargé des missions de la ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale.
Au cours de cette revue, les experts de la Banque mondiale et ceux du gouvernement ont suivi le point du niveau d’exécution des douze projets et ont proposé des mesures par secteur d’activités, pour une bonne mise en œuvre de ces projets. Les principales recommandations concernent les aspects suivants: la gestion des fonds de contrepartie; les réformes structurelles; l’appropriation des activités à la fin des projets;  les résultats et les impacts et, enfin, l’application des recommandations sur la gestion financière et la passation des marchés par les unités de gestion des projets.
Cette revue s’est tenue dans un contexte socio-économique particulièrement difficile pour le Congo, pays qui fait face à la chute des prix des cours du pétrole, affaiblissant ainsi ses revenus. Le Congo est économiquement en crise, a expliqué, dans sa communication, Emmanuel Pinto Moreira, économiste en chef pour le Congo à la représentation de la Banque mondiale. Le portefeuille de coopération entre le Congo et la Banque mondiale, à travers les douze projets mis en œuvre représente une enveloppe totale de 803 millions de dollars américains. La Banque mondiale apporte son appui financier à hauteur de 296 millions de dollars américains, soit 37% et la contrepartie du gouvernement s’élève à 510 millions de dollars américains, soit 63%. Toutefois, le gouvernement éprouve des difficultés à décaisser sa contrepartie. C’est ce qu’on peut retenir de la communication de Djibrilla Adamou Issa, représentant-résident de la Banque mondiale au Congo. Devant cette situation, «le groupe de la Banque mondiale continuera de mettre à contribution son expertise pour trouver des financements alternatifs en faveur des projets de développement, notamment des grandes infrastructures, en faisant intervenir ses différents partenaires», a promis Ahmadou Moustapha Ndiaye, dans son discours d’ouverture. Pour sa part, Mme Ingrid Olga Ebouka Babakas, en sa qualité de gouverneur national de la Banque mondiale, a souhaité que le partenariat avec la Banque mondiale se poursuive, pour franchir les obstacles et trouver les réponses «à travers la mise en œuvre de politiques sectorielles pertinentes plus efficaces parce que performantes».

Philippe BANZ

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