Ministère des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande : Faciliter la délivrance des permis de conduire, des cartes grises et relancer le transport fluvial

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Le ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Gilbert Mokoki, a fait une descente, jeudi 23 février 2017, dans trois administrations relevant de sa tutelle. Il s’agit de la Direction générale des transports terrestres, la Direction générale de la navigation fluviale et l’Inspection générale des transports. A cette occasion, il a annoncé l’intention du gouvernement de lancer la Socotraf (Société congolaise des transports fluviaux), qui va exploiter les voies navigables nationales, aux côtés des unités fluviales privées.

Par ailleurs, il a manifesté la volonté d’augmenter les panneaux de signalisation sur les voies publiques, tout en demandant à la Direction générale des transports terrestres, de faciliter la délivrance des permis de conduire et des cartes grises.

A la Direction générale des transports terrestres, Gilbert Mokoki a instruit le directeur général, pour qu’il s’organise avec les menues recettes que le Trésor public rétrocède et les crédits de fonctionnement, pour implanter de plus en plus les panneaux de signalisation sur la voie publique. En effet, parmi les causes des accidents sur la route, il y a le manque de signalisations orientales et verticales. Malheureusement, la D.g.t.t (Direction générale des transports terrestres) n’a pas les moyens adéquats pour financer l’acquisition des panneaux de signalisation et les implanter.
Autre question, celle de la délivrance des permis de conduire et des cartes grises. En ayant rendue gratuite, la délivrance de ces pièces, l’administration en charge de les établir a été privée de ses menues ressources financières. «Les opérations de délivrance de permis de conduire et de cartes grises sont décentralisées, surtout en ce qui concerne les permis de conduire. Ce sont les structures sous tutelle, les directions départementales qui organisent des examens de permis de conduire et ensuite transmettre les dossiers à la direction générale. Or, on a constaté un dysfonctionnement au niveau de ces structures qui a créé un blocage. Il y a eu accumulation des dossiers de constitution de permis de conduire. Dernièrement, au niveau du département du Kouilou, il y a eu une remise à niveau de certains permis. Une session spéciale a été organisée, pour corriger ce genre de choses», a expliqué le ministre Mokoki à la presse.
A la Direction générale de la navigation fluviale, Gilbert Mokoki a manifesté la volonté des pouvoirs publics d’investir dans le développement du transport fluvial, pour satisfaire les attentes des populations. «Le secteur des transports fluviaux se trouve dans une situation délicate, depuis la dissolution de l’ex-A.t.c (Agence transcongolaise de communications) qui englobait les Ports de Pointe-Noire et de Brazzaville, y compris le Chemin de fer Congo-Océan et les voies navigables. Le secteur du transport fluvial a été libéralisé. Il y a, actuellement, trois sociétés privées seulement qui ont les moyens de se mettre en règle et d’être aux normes de la navigation. Parce que les normes dans ce domaine sont très contraignantes et l’exploitation même des unités fluviales coûte très chère», a indiqué le ministre, au terme de sa visite.
En dehors de l’entretien des voies navigables, le secteur des transports fluviaux se trouve confronté à la réduction du nombre des unités fluviales. «Le trafic fluvial a considérablement baissé, au niveau du Port autonome de Brazzaville et Ports secondaires. Au nombre des problèmes qui minent ce secteur, il y a l’ensablement des cours d’eau et le nombre très réduit des embarcations privées, malgré les besoins croissants des populations des localités dépendant des unités fluviales», a-t-il expliqué.   
S’agissant de l’ensablement du chenal du débarcadère fluvial de Brazzaville, il a fait savoir que des efforts étaient déployés, afin de favoriser l’accostage des unités fluviales. Devant toutes ces difficultés, Gilbert Mokoki a estimé que le Fonds bleu pour le bassin du Congo, qui sera lancé officiellement ce mois-ci à Oyo, permettra de financer certains projets d’entretien des voies navigables qui nécessitent beaucoup de ressources financières. Car, «aucun Etat africain ne peut avoir les moyens d’entretenir seul les voies navigables. C’est une conjugaison de plusieurs forces», a-t-il précisé.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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