C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) : Le Congo appelé à rattraper son retard dans le passage à la diffusion numérique

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Le président du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication) a réuni, jeudi 16 février 2017, à son siège sis à l’immeuble du Ministère de la justice, à Brazzaville, les responsables des organes de presse audiovisuels, en vue de les sensibiliser sur le passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique terrestre. C’était en présence de Zéphirin Dibangou, vice-président, et Mme Adeline Ndoundou, secrétaire comptable du C.s.l.c, et des hauts conseillers.

Etaient également présents, les responsables des médias audiovisuels publics et privés, pour certains, leurs représentants, pour d’autres, et de la presse écrite, l’ensemble du personnel du Conseil supérieur de la liberté de communication et les professionnels de l’information et de la communication, ainsi que les responsables des associations œuvrant dans le secteur des médias et des droits de l’homme.

Dans sa communication, Philippe Mvouo a évoqué le caractère obligatoire du passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique terrestre, pour les medias audiovisuels (radio et télévision), suivant la décision de l’U.i.t (Union internationale des télécommunications) prise en juin 2006, à Genève (Suisse), qui avait donné la date du 17 juin 2015, comme date butoir du passage de tous les pays du monde à la T.n.t (Télévision numérique terrestre) diffusée par voie hertzienne. L’U.a.t (Union africaine des télécommunications) fait le suivi de cet accord sur le continent, pour préparer les conditions de migration vers la T.n.t. C’est la conférence mondiale des radiocommunications de 2015, qui a adopté le nouvel accord et le plan de fréquences associé pour la télévision hertzienne numérique terrestre.
Philippe Mvouo a indiqué qu’au plan national, plusieurs initiatives avaient été entreprises, pour mener à bien la transition de la radiodiffusion télévisuelle analogique vers la diffusion numérique. Mais, le Congo, qui a ratifié l’accord de Genève, est en retard dans le passage à la T.n.t. La chaîne de télévision nationale, Télé-Congo, comme toutes les chaînes privées, à l’exception de M.n-T.v, sont toujours dans la diffusion analogique.
Pendant la rencontre, trois conférenciers ont expliqué les considérations techniques du passage analogique au numérique. Il s’agit du haut-conseiller Jean Mangily, ingénieur en télécommunications, Christian Hubert Kimbémbé, ingénieur à la télévision congolaise, et André Mpessé, ingénieur, directeur technique au C.s.l.c.
Dans leurs explications, ils ont signalé qu’au plan technique, le dividende numérique servira au développement des réseaux de téléphonie mobile à large bande. Ils ont présenté les avantages de la diffusion numérique: possibilité d’émettre plusieurs programmes simultanément dans un même spectre; réduction de l’occupation du spectre électromagnétique, grâce à l’installation de modulation plus efficace; qualité considérablement améliorée des signaux, etc.
L’avènement du numérique a permis la création de plusieurs services, notamment: l’éditeur de contenus des programmes, dont le rôle se limite à la production des programmes; le transporteur, qui est chargé d’acheminer les signaux des éditeurs vers le multiplexeur; le multiplexeur qui assemble les signaux provenant de plusieurs éditeurs pour les placer dans un même canal; et le diffuseur qui se charge de la mise en onde des signaux multiplexés. Toutes ces fonctions étaient naguère assurées par un seul opérateur en analogique.
A la fin de cette réunion, Philippe Mvouo a attiré l’attention des responsables des médias audiovisuels, en déclarant qu’«au regard du nouveau paysage audiovisuel, le Conseil supérieur de la liberté de communication, conformément à ses missions, n’attribuera les fréquences numériques de télévision qu’aux seuls opérateurs de diffusion qui en rempliront les conditions. Par ailleurs, il revient au conseil la charge d’aiguiller les différents opérateurs sources vers les maillons appropriés».

Philippe BANZ

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