Evasion des prisonniers à la maison d’arrêt centrale : Le leader de l’U.p.c, Paulin Makaya, de nouveau inculpé

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Suite à l’évasion de  plus de deux cents détenus à la maison d’arrêt centrale, le 29 décembre 2016, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville a présenté à la presse, jeudi 5 janvier 2017, un échantillon de sept personnes présumées instigateurs de cette évasion. Parmi eux, Paulin Makaya, leader de l’U.p.c (Unis pour le Congo), un parti de l’opposition, condamné le 25 juillet 2015 par la première chambre correctionnelle du T.g.i de Brazzaville à deux ans de prison ferme et une amende de 2,5 millions de francs Cfa, après avoir été reconnu coupable d’incitation au trouble à l’ordre public, pour avoir participé à une marche pacifique, main non autorisée en novembre 2015.

Il a été inculpé, dans cette seconde affaire d’évasion à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville, pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, assassinat, complicité d’évasion, détention illégale d’armes et munitions de guerre, ainsi que trois autres détenus.

Les sept présumés investigateurs étaient tous déjà des détenus à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Ils étaient présentés à la presse et conduit devant le doyen des juges, avant d’être à nouveau déféré à la maison d’arrêt. La commission d’enquête chargée de déterminer les causes de l’évasion à la maison d’arrêt, d’en trouver les auteurs, co-auteurs complices, d’établir leur degré de responsabilité mise en place au lendemain de cette évasion a, selon le procureur de la République, produit ses résultats.
Parmi les présumés instigateurs, il y a Makaya Koutimpa Paulin Victor, Yimbou Bazolo Florent et Makoundou Jean-Kévin inculpés pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, assassinat, complicité d’évasion et de détention illégale d’armes et munitions de guerre.
Par ailleurs, les détenus évadés dont Otsala François, Ntelambila Morizio, Odou Grâce, Mpala Léocia ont, quant à eux, été inculpés d’assassinat, de délit d’évasion, complicité d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, complicité de détention illégale d’armes et munitions de guerre.
Dans le cadre de cette procédure, il reviendra, a dit André Gakala-Oko, au doyen des juges d’instruction de procéder à l’interrogatoire de ces présumés investigateurs et de poser tous les «actes utiles et nécessaires à la manifestation de la vérité dans le strict respect du principe de la présomption d’innocence». Sur le chemin qui les conduisait auprès du doyen des juges, Paulin Makaya, menotté et souriant, secouait la tête, en lâchant quelques mots: «C’est un complot», disait-il. Ses partisans sont de nouveau montés au créneau, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un acharnement sur le leader de leur parti.

Cyr Armel
YABBAT-NGO

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