Journée internationale des droits de l’homme : Pour Pierre Mabiala, «le Congo n’a pas de leçon à recevoir des maîtres chanteurs»

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«Défendez les droits de quelqu’un aujourd’hui», tel est le thème de la 68e journée internationale des droits de l’homme, célébrée le 10 décembre dernier. Au Congo, cette commémoration a donné lieu à un focus organisé au Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, à Brazzaville, sous le patronage du ministre Pierre Mabiala, qui a lu une déclaration pointillant dans laquelle il a affirmé: «La République du Congo n’a pas de leçon à recevoir d’aucun maître chanteur».

«Le temps des critiques stériles en matière des droits de l’homme au Congo est révolu. Notre pays réservera une réponse adéquate à tout acte de provocation visant à affaiblir la politique nationale en matière des droits de l’homme», a-t-il prévenu.

Plusieurs responsables des O.n.gs et associations des droits de l’homme étaient conviés aux activités marquant la commémoration du 68e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, par l’assemblée générale des Nations unies, réunie au Palais de Chaillot, en France, le 10 décembre 1948. C’est le premier manifeste d’ordre éthique que l’humanité organisée a adopté à l’échelle planétaire. Le thème de cette année est une référence à la déclaration suivant laquelle chacun d’entre nous, en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance, doit pouvoir jouir de l’ensemble des droits de l’homme, et qu’il est de la responsabilité de tous de s’en assurer.
Pour le représentant de l’Unicef, Aloys Kamuragiyé, le respect des droits de l’homme est dans l’intérêt de tous. «Cette campagne nous exhorte à prendre action pour les droits humains; s’informer et informer les  autres sur les droits humains; se prononcer si les droits des autres sont en danger; ne pas être complice du silence; attirer l’attention des leaders; soutenir les droits humains dans la vie de tous les jours», a-t-il dit, tout en réaffirmant l’appui du Système des Nations unies à appuyer le gouvernement dans cette mission du respect des droits de l’homme. Dans cette quête, il a reconnu que c’est au gouvernement qu’il appartient au premier chef de soutenir et protéger les droits de ses citoyens.
Le directeur général des droits humains et des libertés fondamentales, Philippe Ongagna, a, quant à lui, rappelé les progrès considérables accomplis par le gouvernement congolais en matière des droits de l’homme. Sans prétendre à l’exhaustivité, il a, entre autres, souligné les évolutions importantes de notre cadre juridique et institutionnel de promotion et de protection des droits de l’homme qui, selon lui, n’a cessé de s’améliorer constamment. Par ailleurs, il a mis l’accent sur la coopération du Congo avec les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l’homme.
Dans son allocution, le ministre Pierre Mabiala a fait savoir que la République du Congo n’a de leçon à recevoir «d’aucun maître chanteur. Alors qu’ils se livrent à telles manières, le Congo leur offre tous les droits dont celui à la vie, à la liberté d’expression et d’association, d’aller et de venir, d’entreprendre», a-t-il expliqué.
Selon lui, le temps des critiques stériles en matière des droits de l’homme au Congo est révolu. «Le Congo avance, le Congo travaille à promouvoir et à protéger les droits de l’homme. Nul ne réussira à le détourner de cette voie, offre choisie par son peuple qui en fait un idéal. Pendant que les maîtres chanteurs passent leur temps à satisfaire les intérêts évolutifs, le gouvernement du Congo travaille à garantir la protection des droits de l’homme. Donc, pour l’intérêt général de la population. Le Congo est un Etat de droit, respectueux des droits de l’homme qui ne peut, nullement, s’accommoder aux violations des droits de l’homme, sous prétexte de revendications politiciennes», a laissé entendre le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones.
A cet effet, «notre pays réservera une réponse adéquate à tout acte de provocation visant à affaiblir la politique nationale en matière de droits de l’homme», a prévenu Pierre Mabiala, qui a rappelé que le Congo est membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, au sein duquel il exerce deux mandats successifs de deux ans chacun.


Cyr Armel YABBAT-NGO

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