Décès de Fidel Castro à Cuba : Le père de la révolution cubaine s’en est allé!

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Ancien président de Cuba qu’il a dirigé des décennies durant, Fidel Castro a tiré sa révérence vendredi 25 novembre 2016 à La Havane, à l’âge de 90 ans. Après son retrait du pouvoir en 2008, pour des raisons de santé, il avait transmis le témoin à son frère Raul Castro. Sa disparition a suscité d’innombrables réactions à travers le monde, où plusieurs dirigeants lui ont rendu hommage. Au nombre des réactions, le message de condoléances du Pape François adressé à Raul Castro, les réactions du président américain Barack Obama et de Donald Trump, président élu des Etats-Unis d’Amérique.

Au Congo, le président Denis Sassou-Nguesso a, lui aussi, salué la mémoire du guide de la révolution cubaine qu’il a personnellement connu, et qu’il continue d’appeler affectueusement le «commandant Castro». Dès l’annonce de son décès, un livre de condoléances a été ouvert à l’ambassade de Cuba à Brazzaville.
Dans un télégramme envoyé au président des conseils de l’Etat et des ministres de la République de Cuba, le Pape François a étendu ses condoléances à la famille de l’ancien dirigeant, au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble de «l’aimée Nation cubaine». Dans son message, le Souverain Pontife offre ses prières au Seigneur pour le repos de l’âme de Fidel Castro, qui a eu à le recevoir à La Havane.
De son côté, le Président américain Barack Obama s’en est remis à l’histoire qui, selon lui, jugera l’illustre disparu de ses actes. Son successeur élu, Donald Trump, a plutôt qualifié Fidel Castro de «dictateur brutal qui a terrorisé son peuple».
D’autres dirigeants du monde à l’instar du Russe Vladmir Poutine, du Français François Hollande, du Chinois Xi Jinping, du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, du Sud-Africain Jacob Zuma et de bien d’autres, ont tous ou presque reconnu la grandeur, la ténacité ou la détermination de Fidel Castro. Mais, sa mort a également fait suite à des réactions controversées, comme celle des Cubains vivant à Miami, aux Etats-Unis d’Amérique, qui ont dansé de joie.
Né Fidel Alejandro Castro Ruz, le leader communiste cubain a vu le jour à Colonia Biran (Cuba) le 13 juin 1926. Fils illégitime d’une mulâtresse et d’un propriétaire terrien, il n’est reconnu par son père qu’à l’âge de 17 ans. Diplômé en droit de l’Université de La Havane qu’il intègre en 1945, Fidel Castro s’initie à la lutte armée contre les dictatures d’Amérique du Sud durant ses années d’études. Il part notamment combattre en Colombie et participe à la tentative de soulèvement en République Dominicaine. Connu aussi sous le nom de «Lider Maximo», Fidel Castro a marqué le peuple cubain et le monde, par son arrivée au pouvoir avec le renversement du général Fulgencio Batista en janvier 1959, considéré comme un  dictateur.
Dans ses adieux devant un millier de délégués, ses camarades communistes à qui il assurait que «le peuple cubain vaincra», celui qu’on aimait appeler le «comandante» disait un jour avec difficulté: «Je devrais bientôt fêter mes 90 ans. Bientôt j’en aurai fini comme tous les autres». Très fatigué, il voyait sans doute venir sa mort, comme c’est souvent le cas pour les grands de la planète.
Récemment à Antananarivo (Madagascar), les dirigeants des pays de l’espace francophone, à la demande de Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, ont salué la mémoire de Fidel Castro, à l’ouverture des assises de leur 16ème sommet, en observant une minute de silence. L’incinération de sa dépouille et la procession solennelle de ses cendres jusqu’à Santiago de Cuba, auront été quelques unes de ses dernières volontés. Le peuple cubain lui a rendu un grand hommage, après neuf jours de deuil national. Ses obsèques auront lieu à Santiago de Cuba, le 4 décembre prochain.

Aristide Ghislain NGOUMA

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