5e journée africaine de la sécurité routière : Un plan national de sécurité routière, pour que la route ne soit pas dévoreuse de vies

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Les Etats africains ont célébré, dimanche 20 novembre 2016, la 5ème journée africaine de la sécurité routière, couplée à la journée mondiale de la solidarité avec les victimes de la route. Un moment propice pour s’arrêter un peu et regarder le drame de la route. Dans la communication qu’il a faite à cette occasion, au nom du gouvernement, Gilbert Mokoki, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, s’en est alarmé: «De 2010 à 2015, nous avons enregistré cumulativement 14.847 accidents, soit une moyenne de 2.475 accidents par an.

Ceux-ci ont fait, au total, 1.827 tués et 14.174 blessés parmi lesquels certains resteront handicapés toute leur vie». Au regard de ce nombre élevé de victimes, c’est comme si la guerre continue dans notre pays. Pour stopper ce drame, son département ministériel a élaboré un «plan national de sécurité routière».

A cause du laxisme et du manque de rigueur dans la circulation routière, la route est devenue une grande cause de mortalité humaine dans notre pays, à cause surtout des comportements des conducteurs. «C’est ici le lieu et l’occasion de stigmatiser un certain nombre de comportements qui sont à l’origine de ces accidents mortels. Il s’agit de l’usage du téléphone au volant, l’excès de vitesse, les dépassements dangereux, la conduite en état d’ivresse, l’usage de véhicules défectueux, la fatigue au volant, le refus de céder le passage», a déclaré le ministre Gilbert Mokoki.
Pourtant, il n’y a pas à désespérer. «Le nombre de décès imputables aux accidents de la route peut être réduit. Dans le monde, de nombreux pays l’ont réussi par la concrétisation des politiques en la matière de leurs gouvernements respectifs d’une part, et aussi par le changement de comportements des usagers de la route, d’autre part. La modernisation des infrastructures routières à laquelle le gouvernement de la République s’est investi, depuis quelques années, sous l’impulsion de Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat, procède de cette volonté d’améliorer les conditions de sécurité et circulation routières. A l’occasion de cette journée, qu’il me soit permis d’exhorter:
- d’abord, tous les usagers de la route à des comportements responsables, car les comportements dangereux endeuillent, sans cesse, nos familles et nous privent de l’affection des êtres chers dont la vie ne peut être rattrapée.
- ensuite, les autres acteurs de la sécurité routière, tels que les services de santé, le système judiciaire, les établissements scolaires, les organisations non gouvernementales à jouer chacun pleinement le rôle qui est le leur pour l’atteinte de l’objectif général qui est de stabiliser puis de réduire le nombre et la gravité des accidents de la route», a souligné le ministre des transports.
Dans cette volonté de réduire le nombre d’accidents sur les routes, il a indiqué que le gouvernement «a entrepris de se doter d’un plan national de sécurité routière qui a vocation à devenir le cadre légal et pratique de toute l’action de sécurité routière au Congo pour les dix prochaines années. Ce plan a fait l’objet d’un atelier de validation les 7 et 8 novembre 2016. Il comprend notamment une stratégie de sécurité routière qui en définit les grandes orientations et permet de mettre en place l’organisation et les moyens nécessaires à toutes les actions envisagées. Le gouvernement s’engage à le mettre en œuvre dès qu’il sera acté», a-t-il promis. Soulignons tout de même que le gouvernement devrait aussi prendre à cœur de même les panneaux de signalisation sur les routes et les feux de croisement dans les carrefours, car leur absence est aussi cause de nombreux accidents.

Pascal-Azad DOKO

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