Livre: «L’économie aux canons de l’infinitique inclusive» Daniel Ngassiki a défendu sa thèse du «capitalisme sans pauvreté»!

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Economiste et banquier, Daniel Ngassiki, ancien secrétaire général de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale), a présenté son ouvrage intitulé: «L’économie aux canons de l’infinitique inclusive. La découverte et l’invention d’un capitalisme sans pauvreté ni inégalité fondamentales au moyen de l’introduction de l’Etat en bourse». C’était mercredi 16 novembre 2016, à l’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, dans le cadre d’une conférence organisée par l’Association «Le café du savoir»,  animée par le Dr Serges Ikiemy, sous la modération de Pr Louis Bakabadio, son ancien enseignant d’économie à l’Université Marien Ngouabi et avec comme critique, l’universitaire Aimé Diazenza, alors que Gilda Moutsara-Gambou était chargée d’introduire la conférence.

Dans cet ouvrage publié aux Editions Karthala-Paris, Daniel Ngassiki développe une thèse économique novatrice qui consiste à dire qu’en introduisant l’Etat en bourse, chaque citoyen aura des actions et de ce fait, on élimine la pauvreté, puisque chacun aura une richesse.

Comme à l’accoutumée, en pareilles circonstances, la salle de  l’Hôtel Radisson Blu était pleine d’intellectuels: écrivains, opérateurs économiques, acteurs politiques, philosophes, économistes, chercheurs, hauts cadres de l’administration, journalistes, étudiants, amoureux du livre, etc. Deux invités de marque: les généraux Norbert Dabira et Nkonta-Mokono.
Après le mot de bienvenue présenté par Gilda Moutsara-Gambou, le Dr Serge Ikiemy a circonscrit la conférence du jour organisée par son association. Aimé Diazenza a soulevé une série de questions, après avoir lu l’ouvrage. Pour lui, la thèse de Daniel Ngassiki devrait d’abord être soumise à l’appréciation du monde des économistes, avant de l’étaler au public. C’est la démarche scientifique, lorsqu’on est porteur d’une invention.
L’auteur, Daniel Ngassiki, a répliqué qu’il a déjà publié des articles sur cette thèse dans des revues scientifiques et que le concept est déjà connu dans les milieux des économistes. Il a donné les grandes lignes de son ouvrage qui parle ainsi de la découverte et l’invention de ce capitalisme sans pauvreté ni inégalité fondamentales, au moyen de l’introduction de l’Etat en bourse. Dans sa démarche, il propose aux politiques d’introduire l’Etat, comme une grande entreprise, en bourse, et de répartir les actions à tous les citoyens, afin qu’il n’y ait plus de pauvre dans le pays. Il  a estimé que le pouvoir de la démocratie qui émane du souverain primaire qui exerce son droit pour que quiconque accède aux hautes fonctions d’Etat dans un pays, ne doit pas en revanche le condamner à la pauvreté, alors que celui à qui il a donné sa voix vit mieux.
«Je suis de ceux qui pensent et affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis: détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse, car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli», a-t-il déclaré.
Donc, tout repose sur les Etats qui ont tous les mécanismes d’accroître les finances publiques, sans augmenter la fiscalité, afin d’aider les citoyens à sortir de la pauvreté. Sur ces entrefaites, il trace le chemin de la richesse pour tous: devenir capitaliste. Les biens et les richesses de l’Etat appartiennent à tous les citoyens et non à la minorité qui gère. François Hollande, président français l’a précisé: «L’Etat, la propriété de tous les citoyens et je leur rendrai cette justice et ce droit». C’est dire que l’Etat appartient aux citoyens.
L’auteur a fait savoir à l’assistance qu’en inventant le néologisme infinitique (l’infini mathématique) appliqué à l’économique, il a créé le vaccin contre la pauvreté. Pour ce faire, trois propositions sont possibles: «l’affirmation du capitalisme comme système de régulation de l’économie; l’affirmation du parallélisme qui existe entre la politique et l’économie et la notion d’intemporalité, parce que l’Etat n’a pas de limite dans le temps», a-t-il soutenu. La conférence a soulevé plusieurs réactions dans la salle, surtout les modalités pratiques de l’introduction de l’Etat en bourse, devant ces nouveaux concepts et surtout l’originalité de la démarche de Daniel Ngassiki. Il nous faudra y revenir dans nos prochaines éditions.

Grâce-Désirée BAH

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