Ministère des finances, du budget et du portefeuille public : Calixte Ganongo rassuré par René Obam-Nlong, sur la coopération avec la Bad

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A l’issue d’un entretien qu’il a eu avec le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Ganongo, lundi 14 novembre 2016, à Brazzaville, le nouveau administrateur de la Bad (Banque africaine de développement) au Congo, René Obam Nlong, qui a pris ses fonctions en juillet 2016, a affirmé que son institution financière entend accompagner le Congo dans sa politique de diversification de l’économie. L’administrateur de la Bad s’est expliqué à la presse congolaise sur le projet de construction d’un pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales les plus proches au monde.

 

Selon René Obam-Nlong, le projet est encore à la phase d’études. «C’est une phase préparatoire qu’il faut d’abord achever, avant de passer à l’opérationnalité. Nous pouvons dire que c’est un projet qui a pris un peu de temps, mais nous sommes en train de boucler l’étude. Evidemment, dans quelques années, ça sera une réalité», a-t-il indiqué.
Concernant la coopération avec le Congo, l’administrateur de la Bad a indiqué que malgré la crise due à la chute du prix du baril de pétrole, cette coopération va se poursuivre normalement. «Nous ne sommes pas les faiseurs de prix sur le marché international. Ce sont les autres qui fixent les prix. Mais, nous avons nos richesses qui sont des richesses du sous-sol, il n’en demeure pas moins que ça nous amène des possibilités de développement de nos pays. C’est une situation conjoncturelle, mais qui, bien évidemment, n’a pas d’impact sur ce que la Bad doit apporter. Donc, la Bad sera toujours derrière le Congo, quelle que soit la situation budgétaire. A l’heure actuelle, vous savez que le Congo a une particularité, c’est que la crise que nous sommes en train de vivre n’est pas une crise de pénurie de devises. C’est-à-dire, en fait, toutes les possibilités du pays sont là. Ce n’est qu’une crise budgétaire et ça ne pèse pas sur les possibilités que la Bad doit apporter au pays. Il n’y aura aucun projet arrêté. La Bad va toujours financer ses projets, comme on l’a toujours fait. On aura même, dans la perspective 2018, beaucoup plus de projets, parce que nous sommes en train d’organiser l’économie, la résilience de l’économie par la diversification», a-t-il dit.
 
Pascal-Azad DOKO

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