Electricité (Pointe-Noire) : La Centrale électrique de Djéno désormais sous gestion de la C.e.c

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Le gouvernement a signé, le 5 novembre 2015, à Pointe-Noire, un contrat avec la C.e.c (Centrale électrique du Congo), qui confie à cette dernière, la gestion la C.e.d (Centrale électrique de Djéno). La signature de l’accord a eu lieu à Djéno, entre  Jean-Raymond Dirat, directeur de cabinet du ministre des finances, Georges Roger Adzama, directeur de cabinet du ministre de l’énergie et de l’hydraulique, et Antoine Pandzou Bouyou, directeur de cabinet du ministre des hydrocarbures, pour la partie gouvernementale, et Mauro Dalmazzone, Directeur général de la C.e.c (Centrale électrique du Congo).

En présence des ministres Jean-Marc Thystère-Tchicaya, des hydrocarbures, et Henri Ossebi, de l’énergie et de l’hydraulique; du Directeur général de la société Eni Congo, Lorenzo Fiorilo, et de bien d’autres autorités locales, dont le préfet, Alexandre Honoré Paka, et le maire, Roland Bouiti Viaudo.

A Pointe-Noire, il existe deux centrales électriques fonctionnant au gaz. La Centrale électrique de Djéno (C.e.d) fut mise en service en décembre 2002 et elle est équipée de deux turbines de 25 mégawatts chacune. Sa gestion avait été confiée à la S.c.p.e (Société congolaise de production d’électricité), filiale de la S.n.p.c (Société nationale des pétroles du Congo). La deuxième, c’est la Centrale électrique du Congo, située à Côte Matève. Elle est le fruit de la coopération avec la société pétrolière italienne Eni. D’une puissance de 300 mégawatts (la source d’énergie la plus puissante du Congo, à l’heure actuelle), elle est gérée par une société dont le Congo détient 80% des parts et Eni Congo 20%.
Pour des raisons de mauvaise gestion, le gouvernement avait décidé, lors d’un  conseil des ministres, en juin 2013, de dissoudre la S.c.p.e. C’est pourquoi le contrat signé par le gouvernement avec la société Eni confie la gestion de la Centrale électrique de Djéno à la C.e.c. «Le dysfonctionnement de la Centrale électrique de Djéno a privé les consommateurs de 50 mégawatts. Ce qui explique les délestages récurrents constatés dans certains quartiers à Pointe-Noire», a indiqué Alexis Bela, représentant des travailleurs, présent à la cérémonie de Djéno.
Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Henri Ossébi, a expliqué que la puissance de production énergétique de la Centrale de Côte Matève va être portée de 300 à 450 mégawatts, dans moins de deux ans. Avec les 50 mégawatts de la centrale de Djéno, Pointe-Noire pourra produire, au total, 500 mégawatts, dans deux ans. Ce qui pourra satisfaire la demande, eu égard à l’ambition du Congo de devenir pays émergent à partir de 2025, c’est-à-dire dans dix ans exactement.
Après la dissolution de la S.c.p.e, la situation des travailleurs a été résolue. «La S.c.p.e n’existe plus. Mais, l’État a réglé jusqu’au centime près, tous les droits de tous les travailleurs qui étaient concernés. Il restait une vingtaine de cadres et techniciens pour l’entretien de cette centrale, parce qu’elle était à l’arrêt. Ceux-là seront rattachés à la C.e.c», a rassuré le ministre Ossébi.
Des sentiments de satisfaction partagés par son collègue, Jean-Marc Thystère-Tchicaya. «Ces installations qui se trouvent autour de nous fournissent de l’énergie à l’ensemble de la République du Congo et, en particulier, aux départements de Pointe-Noire et du Kouilou. La demande en énergie du département de Pointe-Noire est exponentielle. Nous ne pouvons que nous féliciter de voir que, couplé à la C.e.c, on arrivera à 350 mégawatts, avec, bien sûr, à moyen terme, des possibilités d’extension à 450 mégawatts, pour la C.e.c».

John NDINGA-NGOMA

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