Algérie : Des élections législatives sous haute surveillance des observateurs

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 1
MauvaisTrès bien 

La République Algérienne Démocratique et Populaire a rendez-vous, le 10 mai prochain, avec un rendez-vous électoral. Il s’agit des élections législatives qui se tiennent sur fond de démocratie pluraliste, à la suite des réformes entreprises par le  gouvernement algérien. Plusieurs observateurs africains et internationaux seront présents en Algérie, pour superviser la première consultation électorale qui se veut libre, transparente et équitable, avec la participation de 44 partis politiques qui se lancent à la conquête des 462 sièges de députés.

Les élections législatives algériennes sont considérées comme déterminantes pour l’avenir de ce pays, comme l’a souligné le président Abdelaziz Bouteflika. «Cette échéance constitue un moment historique aussi décisif que le 19 novembre 1954, date du début de la guerre d’indépendance», a estimé le président algérien.
Etant connu pour la profondeur de ses propos, le président algérien a, par là, souligné toute la sensibilité de cette étape, à savoir la première échéance électorale post-printemps arabe, le mouvement qui a soufflé dans cette partie du continent africain, notamment en Tunisie, en Egypte et en Libye.
De son côté, la communauté internationale y accorde la plus grande attention, faisant que ce rendez-vous électoral soit le plus surveillé, à ce jour, sur le vieux continent. Près de 600 observateurs et experts en matière électorale sont attendus en Algérie, dont 200 observateurs pour le compte de l’Union africaine (sa plus grande mission jamais organisée), 150 observateurs du côté de l’Union européenne et d’autres qui seront au compte de l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie), de la Fondation Carter, de l’O.c.i (Organisation de la conférence islamique), du N.d.i (National democratic institute), etc.
La première vague composée des experts de l’Union africaine et des autres institutions se retrouve à Alger dès le samedi 5 mai 2012. Parmi eux, il y a M. Germain Céphas Ewangui, troisième vice-président de la Conel (Commission nationale d’organisation des élections) et président du Fosocel (Forum de la société civile pour les élections libres et transparentes).
Signalons que pour relever le défi de la démocratie en Algérie, le gouvernement a pris toutes les précautions qui s’imposent avec, entre autres, une série de réformes politiques adoptées en décembre 2011, dont un nouveau code électoral qui accorde, désormais, le contrôle du processus et l’organisation du scrutin à la justice plutôt qu’à l’administration, jugée sujette à caution en matière d’impartialité.
Une nouvelle loi sur  les partis politiques a, également, été instituée, qui impose, désormais, à l’administration, de motiver son refus d’accorder l’agrément à toute nouvelle formation politique qui en fait la demande. En conséquence, depuis le début du processus de réformes, une trentaine de nouveaux partis se sont vus accorder un agrément et vont pouvoir participer, le 10 mai prochain, aux élections législatives.
Enfin, pour démontrer toute sa bonne foi, sur la tenue d’un scrutin à la hauteur des exigences internationales, le gouvernement algérien a, effectivement, convié les différentes missions d’observation à superviser l’ensemble des opérations électorales et à témoigner auprès des opinions publiques nationales et internationales.

Daniel ONOUNDA