TUNISIE : Le Président Béji Caïd Essebsi n’est plus

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Après des semaines d’hospitalisation et de convalescence, le Président Béji Caïd Essebsi a fini par tirer sa révérence ce jeudi, à l’âge de 92 ans. La nouvelle de son décès a été donnée par la présidence de la République. Il est mort à l’hôpital militaire de Tunis où il a été de nouveau admis mercredi 24 juillet. Avant que l’information ne soit officiellement confirmée, Hafedh Caïd Essebsi, fils du président défunt, avait publié une photographie de son père, faisant un signe d’au revoir de la main, sans commentaire.

 

Le 27 juin dernier, le Président tunisien avait été hospitalisé en urgence à l’hôpital militaire de Tunis suite à un «grave malaise». Son hospitalisation avait un temps laissé planer le doute quant à la convocation à temps du corps électoral. Après des atermoiements, les délais avaient finalement été respectés, car Caïd Essebsi a signé vendredi 5 juillet 2019 soit un jour avant la date butoir. Il s’agit du décret appelant les électeurs tunisiens aux urnes pour les scrutins législatifs du 6 octobre et présidentiel du 17 novembre prochains.
Lors d’un entretien avec Béji Caïd Essebsi après son hospitalisation, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait abordé avec lui la question de la vacance du pouvoir, afin de négocier les termes de son retrait. Le Président avait répondu: «Compromis, oui, mais compromission, jamais». Selon ses proches, avant de mettre fin à la rencontre, il refusait de négocier plus avant la vacance proposée par le chef du gouvernement.
D’aucuns estiment que la communication en pointillés des autorités tunisiennes après l’hospitalisation en urgence du Président Béji Caïd Essebsi le 27 juin posait une nouvelle fois la question de la primauté du droit à l’information sur le secret médical et la sécurité nationale.
Selon un membre de sa famille, les premiers mots de Béji Caïd Essebsi à sa sortie de l’hôpital, le 1er juillet, ont été: «Excusez-moi de ne pas être mort.» Une répartie ironique qui a rassuré ses proches. En effet, le feu Président avait été admis d’urgence le 27 juin à la suite d’un malaise dont la nature n’a pas été dévoilée. Cette première hospitalisation avait été également marquée par deux attentats terroristes dans la capitale Tunis, créant à la fois panique et vive émotion dans la population.

Aristide Ghislain NGOUMA

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