Crises politiques : Les dirigeants d’Afrique préoccupés par la situation au Soudan et en Libye

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La capitale égyptienne le Caire a accueilli un sommet consacré à la Libye et au Soudan, mercredi 23 avril 2019. C’était sous la présidence du président égyptien Abdel Fatah Al-Sissi, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA). Y étaient attendus principalement: les présidents Idriss Déby du Tchad, Ismaïl Omar Guelleh de Djibouti, Paul Kagame du Rwanda, Denis Sassou-Nguesso du Congo, Mohamed Abdullahi Mohamed de la Somalie et Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat était lui aussi présent, après une récente visite à Khartoum, au Soudan.



Au cours de ce sommet, les chefs d’Etat présents au Caire ont planché sur la crise au Soudan, où un Conseil militaire a pris le pouvoir après avoir renversé le président Omar El-Béchir. Alors que les manifestants ne décolèrent pas et appellent chaque jour à la remise du pouvoir à un gouvernement civil. En place aussitôt après la destitution de l’ex-président, le Conseil militaire de transition a enjoint aux contestataires de démanteler les barricades devant l’Etat-major de l’armée. Mécontents, depuis la prise de pouvoir par les militaires, les civils réclament que celui-ci leur soit transféré. La semaine dernière, le Conseil militaire a promis qu’il allait s’exécuter.
A l’issue de leurs pourparlers, les chefs d’Etat ont appelé à une «transition pacifique et démocratique» d’ici trois mois. Tandis que le Conseil de paix et de sécurité de l’UA avait lancé précédemment un ultimatum de quinze jours aux militaires. Entretemps, les partis d’opposition ont rompu les discussions avec l’armée, accusant la junte de vouloir imposer dans le gouvernement des partis proches de l’ancien régime. Ils ont promis de proposer un gouvernement au bout de deux jours, même sans l’aval de l’armée.
Le deuxième sujet évoqué par les chefs d’Etat concernait la Libye, pays où le maréchal Khalifa Haftar a lancé une offensive il y a trois semaines contre la capitale Tripoli, tenue par le gouvernement d’union nationale. Les affrontements ont déjà fait plus de 200 morts. A l’origine, des tirs de roquettes qui ont touché le sud de la capitale libyenne mardi, tuant au moins deux civils. C’est la première fois que la capitale est frappée depuis l’offensive lancée le 4 avril par le maréchal Haftar dans le but de conquérir Tripoli. Outre les personnes tuées, 758 autres ont été blessées depuis cette attaque, selon un bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du mardi 16 avril.

Aristide Ghislain NGOUMA

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