Journalisme : Enfin les assises de la presse congolaise!

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Reportées plusieurs fois, les assises de la presse congolaise tant attendues par les professionnels de l’information se tiennent du 25 au 28 octobre 2018 à Brazzaville, sur le thème: «La presse congolaise, vingt-cinq ans après les Etats généraux: bilan, enjeux et perspective à l’ère du numérique». C’est le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou qui en a ouvert les travaux, en lieu et place du premier ministre Clément Mouamba.

En présence du ministre de la Communication et des médias, Thierry Lezin Moungala, du président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo, de plusieurs représentants des structures de régulation et d’auto régulation venus des pays d’Afrique et d’Europe, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), etc.

Haut moment d’échanges et de réflexion des professionnels de l’information, cette rencontre met autour d’une même table les hommes de plume et du micro des 12 départements du Congo.
Pendant quatre jours, les participants, une centaine au total, vont épiloguer sur les maux qui gangrènent la pratique du journalisme au Congo et suggérer des pistes de solutions, pour que la presse retrouve ses lettres de noblesse. Plusieurs thèmes assortis de sous-thèmes sont à cet effet développés par d’éminents journalistes congolais et d’ailleurs ainsi que par des enseignants évoluant au département des Sciences et techniques de la communication, de l’Université Marien Ngouabi. On peut citer entres autres: «La régulation, autorégulation et corégulation de la communication», «Communication sur l’état des lieux de la presse congolaise».
Dans son allocution, Thierry Moungala a rappelé la place capitale des journalistes dans la société. Pour lui, les contenus informationnels doivent aider à l’accès au savoir, à l’apaisement de la vie et la pacification du climat social. Tel doit être, a-t-il souligné, le leitmotiv de la presse en tant qu’acteur majeur de la promotion de la culture et de la paix. A l’instar d’autres domaines, le numérique a également révolutionné le secteur de la communication. «La migration de la diffusion des émissions de la radiodiffusion et de la télévision analogique vers le numérique s’impose à nous comme une ardente obligation. Cette rencontre arrive à point nommé et doit être vu comme une nécessité historique pour le secteur de la presse et des médias au Congo», a-t-il indiqué.
Le ministre de l’intérieur a précisé de son côté que la pratique du journalisme au Congo n’est pas encore au niveau souhaité. Pour s’en convaincre, a-t-il indiqué, il suffit de parcourir les journaux de la place qui privilégie la recherche du sensationnel au détriment de celle de l’information.
Des conclusions concrètes sont donc attendues.

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE

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