RD Congo : L’AFDL lance un ultimatum à Joseph Kabila

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L’ultimatum est clair: cinq jours pour quitter le pouvoir! C’est le délai que l’Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL) fixe pour que le président Joseph Kabila laisse sa fonction à d’autres. Le leader de cette formation politique et ancien bras droit de Laurent Désiré Kabila, condamné pour l’assassinat de l’ex-président de la République Démocratique du Congo, Eddy Kapend Kanyimbu réclame ainsi sa part du pouvoir. Il exige une «transition politique», alors qu’il y a quelques jours, le président Kabila a dit publiquement qu’il ne rempilerait pas pour un troisième mandat.


Il y a peu de temps, avant qu’il désigne son dauphin, Joseph Kabila, président de la RDC avait fait voter une loi au parlement qui instaure un statut de président honoraire. Cette loi parue au journal officiel le 26 juillet 2018, devait entrer en vigueur 30 jours après son adoption.
Selon les accords signés lors de la prise du pouvoir par le Front de libération nationale du Congo (FLNC) avec à sa tête Kabila père en 1997, c’est l’AFDL, qui prendrait le pouvoir. L’Alliance des forces démocratiques pour la libération dont Eddy Kapend est co-fondateur avait porté Laurent Désiré Kabila au pouvoir en renversant le maréchal Mobutu. Pour Kapend Kanyimbu, «l’AFDL ne fait que reprendre ses droits pour diriger une transition politique».
Installé à une trentaine de kilomètres de la capitale Kinshasa avec une apparence paisible, le général Kapend Kanyimbu dispose d’une forte influence dans l’armée et la police nationales. Il entretient aussi de bonnes relations avec les présidents de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Son lieu de refuge est une véritable base où vivent 3000 combattants auprès de leur leader. Pour ses partisans venus en masse lors d’une réunion tenue au siège du FLNC, Eddy Kapend Kanyimbu n’est rien moins que le sauveur de la RDC.

Brunel NDONGO
(Stagiaire)

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