Conférence à Paris sur la Lybie : Un accord non signé qui prévoit des élections générales

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Sous l’égide du président français Emmanuel Macron, les différents acteurs de la crise libyenne se sont retrouvés à Paris, en France, mardi 29 mai dernier à l’occasion d’un sommet convoqué à cet effet, afin d’explorer les voies de sortie de la crise qui secoue ce pays du Maghreb depuis l’assassinat de Mouammar Kadhafi en 2011. A l’issue de ces retrouvailles, un engagement solennel des différentes forces en présence prévoit les élections législatives et présidentielles en décembre prochain.

 

Plusieurs sommets se sont tenus au sujet de la crise libyenne, cette sorte de volcan qui projette ses déjections sur l’ensemble de l’Afrique du Nord et du Sahel, sans qu’aucun règlement politique n’ait jamais vraiment pris racine. Depuis la chute du guide libyen il y a sept an, la fragmentation du pays se poursuit inexorablement, ouvrant des brèches dans lesquelles s’engouffrent groupes criminels et organisations extrémistes.
Beaucoup se demandent si la feuille de route agréée mardi 29 mai à Paris, par quatre des principaux protagonistes de la crise libyenne en présence de représentants de vingt pays et six organisations internationales, connaîtra le même sort que les plans avortés dans un passé récent. Si l’engagement solennel à tenir des élections législatives et présidentielles le 10 décembre, afin de refonder la légitimité des autorités libyennes, est une avancée appréciable, sa réalisation va requérir un complexe faisceau de conditions.
La mise en scène de «personnalités» libyennes prétendument représentatives lors de rencontres internationales a jusqu’à présent échoué à stabiliser la Libye. Dans un rapport publié en mai, l’ONG International crisis group (ICG) a qualifié de «malsaine» une telle focalisation sur des individualités dont l’influence réelle est limitée et leur assise fragile dans le contexte d’émiettement sociopolitique que connaît le pays. Selon cette ONG, l’accent devrait être plutôt mis sur «l’inclusivité et la représentativité des institutions politiques existantes» et la prise en compte des «besoins de la population».
Parmi les personnalités ayant participé à la rencontre de Paris, on a noté la présence de Denis Sassou Nguesso, président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la crise libyenne, Idriss Deby Itno, président en exercice de l’Union africaine.

Marcellin MOUZITA
MOUKOUAMOU 

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