27èmes Assises annuelles de l’Ipes (International police executive symposium) à Washington : «Sécurité urbaine: défis du 21ème siècle pour toutes les villes de notre planète»

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Les 27èmes assises annuelles de l’Ipes (International police executive symposium), se sont tenues à Washington DC, capitale fédérale des Etats-Unis d’Amérique, du 8 au 13 août 2016, sous le thème: «Sécurité urbaine: défis du 21ème siècle pour toutes les villes de notre planète», avec la précieuse coopération de George Washington University, Université de charme, de renom et de prestige mondial. C’est en ces lieux et dans une ambiance à tout le moins studieuse, que le gotha des sécurocrates, profilers, hommes de droit et éminents spécialistes de justice criminelle a intensément éprouvé ses neurones, pour le noble profit de l’humanité, humanité dans sa pleine acception naturellement.

Es qualité et représentant le continent africain pour le compte des pays ayant la langue française en partage, le Vice-Président de l’Ipes, en l’occurrence le Colonel de Police Jean-Etienne Elion, originaire de la République du Congo, a planché, avec zèle et panache, aux côtés de ses pairs venus de diverses régions d’Europe, d’Océanie et des Amériques.

Neuf panels additionnés à une présentation de Powerpoint sur la Police dans les zones en situation post-conflit (Cf. Programme répertoire en annexe), ont été au cœur des échanges entre tatillons chercheurs, praticiens et professionnels de la science policière. Dans le panel 5, qui a abordé les «problèmes de santé publique, violence et sécurité», le colonel Jean-Etienne Elion a fait une communication sur «l’étude sur les nouvelles formes de violence basées sur le genre: cas de la République du Congo» (Cf. Extraits contributifs du Ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement) et de l’Union pour l’étude et la recherche sur la population et le développement -Novembre 2014).
Lesdits panels à la fois actuels, instructifs et proactifs à l’évidence se devaient, malgré leur emblématique épaisseur, d’alterner le plus harmonieusement que possible avec des instants pré-élaborés de divertissement et de visite des principaux sites de résonnance planétaire dans le triple registre de l’histoire, de la science et de la technologie dont Washington DC peut vraiment se prévaloir aux yeux de ses semblables sur l’entier globe. Ces heures de passagère décompression, utiles et ultra-vitales dans l’esprit de l’Ipes, avaient pour particulier intérêt inavoué de désanxiogéner cette 27ème rencontre en ville américaine, car Washington passe tout de même pour être une ville «dangereuse», un presque hub de la grande délinquance (suivant une très récente gradation de la grande criminalité) quoique les délits en tout genre ont relativement diminué ces dernières années.
Au fait, Washington DC qu’est-ce-à dire d’elle et des croustillants endroits visités par les guest de l’Ipes? A dire peu, une ribambelle de lieux et d’ouvrages mythiques. Capitale de la Nation la plus puissante du monde et incarnation de la démocratie américaine, Washington DC, ancienne petite ville du Sud de l’Amérique, revendique le fait d’être une ville à part entière et non une sorte de zone mal définie appelée «District of Columbia».
Pour beaucoup, en effet, Washington se résume au National Mall et aux collections du Smithsonian, encadrés d’un côté par le Capitole et de l’autre par le Lincoln Memorial. Mais, c’est en se promenant dans ses quartiers, chacun ayant son propre caractère, que l’on peut sans mesure savourer le charme souvent négligé de cette petite ville de 177 km², superbe agrégation du Dupont Circle et Adams Morgan, du Cleveland Park et de ses alentours, du Capitol Hill, de la Maison Blanche et de ses environs, le National Mall, l’Est du Capitole, le Downtown et le Georgetown.
Grâce à son atmosphère animée et cosmopolite, Washington se défait aujourd’hui de sa réputation austère de ville administrative et conservatrice. Si la politique y occupe toujours une place prépondérante, ses monuments célèbres, ses musées à la renommée internationale, sa vie culturelle intense et ses vastes espaces verts en font une ville singulièrement agréable.
Un des essentiels particularismes de Washington, déjà semblable à un diamant dont on aurait fait sauter un éclat dans sa partie inférieure, c’est la hauteur de ses édifices, ses buildings et de ses bâtiments fédéraux à l’architecture néoclassique. Dans cette ville où l’ambition se situe bien au-delà de la seule architecture, aucun bâtiment n’est plus élevé que la coupole du Capitole. Dans sa partie la plus dense, le canyon formé par K. Street, fief des avocats et des lobbyistes, les bureaux ne dépassent jamais le 12ème étage. Cet hommage architectural au Capitole a fait de Washington l’un des grands centres urbains les plus aérés des Etats-Unis. C’est une ville conçue pour les piétons où le promeneur a tout le loisir d’apprécier les larges avenues et les perspectives époustouflantes créées par Pierre Charles L’Enfant, ingénieur et George Washington, expert-géomètre, devanciers dessinateurs de cette coquette ville.
Loin de sa «gueule» urbaine uniformisée, Washington est une capitale à taille humaine qui dispose de nombreux quartiers multiculturels et diversifiés ainsi que des dizaines d’hectares d’espaces verts.
Dans le terreau politique, par-delà les missions diplomatiques de près de 174 pays jonchant le Massachussetts Avenue, privés d’une représentation pleine et entière au Congrès, les washingtoniens portent un intérêt obsessionnel très marqué à la vie politique locale. Véritable sujet de dissension et de ressentiment, cette bizarrerie institutionnelle fait d’eux les seuls américains à être soumis à l’impôt sans bénéficier en retour d’une quelconque représentation. Ç’en est encore le cas aujourd’hui.

En premier des lieux «explorés»:
le National Mall.
Célébrissime place publique, le National Mall, longue pelouse d’environ 3km en forme de quadrilatère, bordée d’arbres, une bluffante leçon de géométrie, a servi de grand théâtre à l’expression de bien des mouvements sociaux: les suffragettes qui réclamèrent dans les années 1910 le droit de vote pour les femmes, la huelga conduite par des milliers d’anciens combattants de la 1ère Guerre Mondiale venus exiger le versement de leurs primes avant de se voir dispersés par l’armée sous les ordres du Général Mac Arthur, les «évènements du 28 août 1963» pour plus d’emplois et de libertés pour les Noirs quand sur les marches du Lincoln Memorial, Martin Luther King prononça les exaltantes paroles de son immortel discours «I have a dream…» qui marquèrent ainsi à jamais les esprits de la Nation américaine.
- Conçu en 1791 dans le cadre du plan d’aménagement de la capitale, la prestigieuse esplanade du Mall reçoit près de 24 millions de visiteurs dont 10 millions en provenance de l’étranger. Ce qui en fait le site le plus visité de la ville de Washington.
Le National Mall assure un parfait regroupement des musées et galeries de prestige pour le compte du Smithsonian. Il s’agit précisément de: African Art Museum; National Air and Space Museum; cf. Mission Apollo-Soyouz en 1975; Udvar-Hazy Center (VA); American Art Museum et Renwick Gallery; American Indian Museum; Anacostia Community Museum; Cooper-Hewitt (NYC); Freer Gallery of Art and Arthur M. Sackler Gallery; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden; National Zoo; Natural History Museum; Portrait Gallery; Postal Museum; Smithsonian Institution Building (Smithsonian Castle); Artsand Industries Building;
- «National Museum of American History», lequel créé en 1964 vient de donner une nouvelle scénographie à ses collections de façon à les relier à des thèmes se rapportant à la vie des américains, de l’époque coloniale jusqu’aux temps modernes. Il possède en son centre une galerie ultramoderne qui abrite l’un des trésors les plus chers dans le cœur des américains: le drapeau originel (la Star-Spangled Banner ou la Bannière étoilée), celui-là même qui inspira le poème devenu par la suite l’hymne national des Etats-Unis.
Washington qui a vu naître de nombreux acteurs et musiciens de talent comme Duke Edward Kennedy alias Duke Ellington, légende du Jazz, Philip Sousa ou Helen Hayes, est aussi un haut lieu de l’art dans le monde et ce dans les domaines majeurs de la création.
- Quant au Lincoln Memorial, dans l’absolu, la sculpture la plus célèbre de Washington voire du pays tout entier est bien évidemment la statue en marbre blanc de Géorgie d’Abraham Lincoln, édifiée entre 1914 et 1922, trônant majestueusement 6 mètres au-dessus du sol à l’intérieur du Lincoln Memorial, à l’extrémité Est du Arlington Memorial Bridge. Le Lincoln Memorial affiche 36 colonnes doriques représentant le nombre d’Etats américains à la mort d’Abraham Lincoln et sur les murs, des mots prononcés par lui lors de son 2ème discours d’investiture et lors du discours de Gettysburg (présentant la guerre de Sécession comme une guerre pour la liberté et l’égalité contre l’esclavage).
- Le Memorial Jefferson pour sa part, dédié à l’auteur de la Déclaration d’Indépendance et troisième Président américain, a été achevé en 1943. Il fut dessiné par John Russel Pope, dans le style de l’ancien Panthéon romain. A l’intérieur de ce bâtiment à colonnades se trouve un bronze de Jefferson haut de 5,7 mètres surmonté d’un dôme géant. Et parmi les citations inscrites sur le mur, on peut lire ses écrits en 1800: «J’ai juré sur l’autel de Dieu, une hostilité éternelle à toute forme tyrannique s’exerçant sur l’esprit de l’homme». Le hall inférieur comprend une librairie.
- Le Capitole, pour sa part, lui aussi tout de marbre blanc constitué, cœur de la démocratie américaine, est l’un des symboles américains les plus connus du monde. Près d’une dizaine d’architectes mirent en commun leurs intelligences pour parvenir au résultat final. On y intronise les Présidents américains, on y débat les questions d’intérêt national et on y vote les nouvelles lois. Edifice le plus symbolique et le plus magistral de Washington, le Capitole dégage une véritable impression de puissance.
Il est également le noyau géographique de Washington. Du centre de ce monument rayonnent les quatre quart de cercle de la ville.
- Le National Archives lui, est à la fois banque de données et mémoire de la Nation. Il renferme des milliards de pages de documents, notamment des parchemins originels des Charters of Freedom: la Déclaration d’Indépendance, la Constitution Américaine et le Bill of Rights (Charte des droits et des libertés). Ce bâtiment élégant fut créé en 1935 par John Russel Pope, architecte du Jefferson Memorial, pour conserver ces textes. Jefferson, auteur de la Déclaration avait le premier exprimé son inquiétude quant à la détérioration d’archives d’importance nationale.
- La Bibliothèque du Congrès (la plus vaste du monde) abrite ce que beaucoup considère comme le plus beau lieu de Washington: le Great Hall du Thomas Jefferson Building. Il ravit l’œil par son abondance de fresques, de mosaïques, de sculptures et d’ornements de style Renaissance italienne. Cette bibliothèque détient plus de 144 millions d’ouvrages.
- Le Arlington National Cemetery, terrain situé sur la rive Ouest du Potomac et faisant partie des territoires envisagés pour accueillir la capitale des Etats-Unis, a été rendu à l’Etat de Virginie par le Congrès en 1846. Des centaines de milliers de soldats, hommes et femmes, reposent sous les pelouses vertes d’Arlington. Des rangées de pierres tombales blanches sur des collines ondulées, la relève de la garde aux tombes des soldats inconnus, la flamme éternelle sur la tombe de John F. Kennedy: ses images austères évoquent immédiatement le plus célèbre cimetière des Etats-Unis.
Le Mount Vermont, c’est le majestueux domaine de près de 200 hectares de style géorgienoù vécut Georges Washington. A l’origine, résidence de son demi-frère aîné Lawrence, il l’acquiert de la veuve de Lawrence à l’âge de 22 ans, en 1754. Puis en sa qualité de Commandant en chef des forces continentales, il y résida fort peu entre 1775 et 1783. Il passa les six années suivantes à s’occuper de ces riches terres qu’il élargies à 3200 hectares. Et après avoir été le premier Président du pays entre 1789 et 1797, il ne vivra que deux ans dans sa maison bien-aimée avant de mourir. On y trouve à l’Est de ces magnifiques plantations, la tombe de George Washington jouxtant le Mémorial aux esclaves.
La cerise sur le gâteau de ces éclectiques pérégrinations, c’est bien enfin, la visite de la Maison Blanche intra muros et de ses environs. A vrai dire, si la résidence du 1600 Pennsylvania Avenue focalise toute l’attention du premier venu, le quartier environnant quant à lui foisonne de galeries d’art, d’édifices et d’hôtels historiques, d’églises et de musées cultissimes méritant mêmement le détour. La résidence du Chef de l’exécutif américain, centre du pouvoir politique mais également musée vivant de la Présidence en plein centrede Washington, est une attraction touristique de premier plan. Ses abords abondent en charmes multiples.
Riche de 132 pièces, la Maison Blanche a accueilli tous les Présidents des Etats-Unis à l’exception de George Washington. Dans cette résidence illustre, le Président signe les lois, les rendant ainsi exécutoires, rencontre les Gouverneurs américains et les Chefs d’Etat étrangers, reçoit ses hôtes et mène autant que faire se peut, une normale vie de famille. Ici, les Cross et Entrance Hall, le Jacqueline Kennedy Garden, la Library, la Vermeil Room, l’East Room, la Green Room, la Blue Room, la Red Room, la China Room, la Queen’s Bedroom, la Lincoln’s Bedroom, tout comme la gracieuse State Dining Room avec ses boiseries de chêne coloré sont l’objet d’une envoûtante curiosité quasi-justifiée.
Dans la West Wing (Aile Ouest, fermée au public) se trouvent la Cabinet Room ainsi que de nombreuses salles de réunion et de réception. Le Bureau ovale présidentiel construit en 1909 et sa roseraie y sont aussi aménagés.
Enfin, le Pentagone et le Pentagone Memorial, le FBI et le FBI National Academy Quantico à Stafford en Virginie, tous les 2, vastes propriétés sanctuarisées et hyper protégées au nom de la suprême défense américaine auront servi de clou à ces incessantes allées et venues dans la Capitale des Etats-Unis d’Amérique.
C’est après une émouvante messe dite par le Révérend Père Kurt Gerhard et sur des langoureuses notes de musique classique déroulées par le Quartet André O’Neill en la salle Grand Ballroom du Marvin Center près le George Washington University que la cérémonie de clôture du meeting se fit.
Ces assises se sont déroulées, dix jours durant, sur fond d’un impitoyable et bouillantissime paysage marqué en synopsis, par l’élection présidentielle américaine. «Trump est un marchand d’intolérance, de préjugés et de paranoïa…», dixit Hillary Clinton. Pour le magnat américain par contre, «Hillary Clinton est sectaire, pour elle, les gens de couleur sont seulement des voix et rien d’autre…». L’ex first lady, candidate démocrate adoubée par les siens, se trouve désormais sous le feu constant et en règle de l’artillerie républicaine, qui dénonce non sans délectation pour la «Team Trump», son «manque de jugement» sur la politique étrangère en général, ses mensonges dans l’affaire des e-mails cachés et ses compromissions avec les puissants donateurs de la Fondation Clinton, son sectarisme envers les minorités noires et latinos et même sa santé supposément problématique pour le poste de Commandant en chef. Les sondeurs, les commentateurs, la logique, la raison, la sagesse du prompteur… Tout y est presque, le casting des parallèles dans ce money time électoral est ainsi superbement planté. En vérité, tout ici incite à la prudence des augures.
Après distribution des diplômes et autres usages protocolaires relevant du rituel Ipes, les participants à ce 27ème meeting ont été informés au cours du dîner d’au revoir ordinairement appelé farewelldinner à Mansion (fascinant restaurant-hôtel-musée) par le Dr David Löwe au nom du Directoire de l’Ipes que c’est la ville de Liverpool, au Royaume-Uni qui abritera la prochaine rencontre de ces fins limiers de la chose sécuritaire.
Pour raison de délitement de la présence humaine face à toutes les contingences de la néo société, l’Ipes, think tank de sécurité préventive, dans sa hiérarchisation des urgences, entend s’arroger cette opportunité anglaise à l’effet de mieux densifier la réflexion autour de l’inclination inarrêtable à la dématérialisation: une cardinale préoccupation à considérer de nos jours à l’aune des speed progrès de la haute technologie.

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